Julien Bony nouveau maire de Clermont-Ferrand : "C'est une surprise, mais j'avais senti une dynamique"
Le candidat Les Républicains a été élu hier avec 50.9 % des voix devant le maire sortant Olivier Bianchi (PS, 45.4 %). 80 ans que la Ville n'avait pas connu ça.
Arrivé en tête du premier tour, le candidat de droite Les Républicains Julien Bony a remporté dimanche soir la mairie de Clermont-Ferrand avec 50,9 % des voix. Tenue par la gauche depuis 1919, la capitale auvergnate échappe au maire socialiste sortant, Olivier Bianchi, qui briguait un troisième mandat. Avec 45,4 %, celui-ci n'aura pas réussi à combler son retard du premier tour. Candidat RN, Antoine Darbois termine en troisième position (3,64 %) et n'a pas confirmé son résultat du 1er tour (11 %).
"C'est forcément une surprise, mais j'avais senti une dynamique déclarait le nouveau maire devant les médias locaux. Avant le premier tour déjà. Et dans l'entre-deux tours, j'ai senti qu'elle n'était pas retombée. Les électeurs ont sanctionné un bilan et c'est le jeu démocratique. Mais aujourd'hui, les exaspérations ont tendance à se reporter sur les extrêmes. Et quand je vois qu'au premier tour comme au second, nous arrivons en tête dans des quartiers qui auraient pu avoir la tentation des extrêmes comme Croix-de-Neyrat ou La Gauthière, les électeurs ont adhéré à un projet qui apporte des réponses concrètes, sans tomber dans l'extrémisme. "
En 2020, la liste d'Olivier Bianchi était largement arrivée en tête, avec 48,4 % des voix. Le candidat LR Jean-Pierre Brenas n'avait réuni, lui, que 36,5 % des suffrages. Pas cette fois.
" Je veux souhaiter d'abord aux Clermontois qu'ils aient une équipe à la hauteur des enjeux auxquels ils vont être confrontés et je veux souhaiter bonne chance à Julien Bony a déclaré devant micros et caméras, Olivier Bianchi. On laisse une ville relativement bien gérée, avec un endettement tout à fait correct, et j'espère qu'ils vont conduire cette ville dans un esprit de rassemblement, d'unité et qu'ils ne vont pas continuer à exacerber les peurs, les détestations des uns et des autres et les stigmatisations. Ce soir, je ne suis pas très heureux mais je ne suis pas mort. On fera le bilan de ces douze années plus tard, mais je ne pense pas avoir à rougir. Je pars sans regret ni amertume. "
La participation est nettement en hausse à Clermont-Ferrand pour ce second tour. Le dimanche 15 mars, 52 % des Clermontois s'étaient rendus aux urnes pour le premier tour, ils étaient 56 % ce dimanche pour le second tour.



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