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Thomas Ceyte (ASM) : "Le groupe n'a pas envie de revivre le match de Perpignan"

14h46 - 02 janvier 2026 - par Info Clermont Métropole
Thomas Ceyte (ASM) :
Thomas Ceyte, leader par l'exemple, ici face à Sale en Champions Cup. - © DR

Avant le déplacement à Montauban pour la 14e journée de Top 14 (samedi, 16 h 35), le deuxième-ligne de l'ASM Clermont Auvergne évoque le bilan de cette première partie de saison, l'absence de Baptiste Jauneau et l'envie de s'imposer hors du Michelin.

Comment s'est passée cette semaine après une victoire face à l'Union Bordeaux-Bègles qui a fait du bien aux têtes ?

Oui, cela a fait du bien aux têtes c'est sûr. Il a fallu d'abord digérer le match car nous avons joué tard et dans le froid. Il y a eu de l'engagement. Nous nous sommes vite penchés sur Montauban avec une semaine classique mais c'est plus simple de travailler quand ça gagne et avec un match cohérent.

Vous devez digérer la longue indisponibilité de Baptiste Jauneau. Il y a une réorganisation au niveau du leadership ?

Nous sommes plusieurs à être conviés à ces réunions et Christophe (Urios) fait des groupes de leaders. Il n'y a pas de poste prédéfini et plusieurs leaders vont jouer ce week-end. Cela se fait donc plus naturellement. Il y a aussi Sébastien (Bézy) qui reprend, qui est un bon joueur avec beaucoup d'expérience. Baptiste a des qualités, il va nous manquer pendant cette période mais en termes de leadership, on va essayer de faire le maximum pour que cela impacte le moins l'équipe mais cela se fera plutôt bien.

En tant que leader, sentez-vous que vous devez faire encore plus dans ce rôle-là ?

Cette semaine, je n'ai pas dit grand-chose, ce sont plutôt Harry (Plummer) et Sébastien (Bézy) qui ont parlé. Il faut savoir s'écarter un peu, laisser faire les joueurs mêmes les plus jeunes et c'est très bien aussi. Je le fais quand il y a besoin mais je le fais en fonction des moments de la semaine et plus à l'approche du match.

Vous êtes surpris par la dimension que prend Harry Plummer dans ce domaine-là pour un étranger arrivé seulement l'été dernier ?

Oui, il parle un peu français et bien. Il s'intéresse beaucoup au jeu, il n'oublie pas son rôle, c'est un leader au niveau du rugby mais aussi un leader en dehors. C'est bien que cela ne soit pas que des Français. Qu'il le fasse aussi, cela montre un bel état d'esprit. Les anglo-saxons sont moins terre à terre, c'est bien car il y a des étrangers dans l'équipe et il y a un bon mélange entre leaders anglo-saxon et français. Harry prend de la place sur le terrain et dans le vestiaire et c'est bien comme ça.

Quel bilan faîtes-vous de la phase aller ?

Les grosses réussites c'est le travail car en termes d'entraînements, c'est le jour et la nuit avec la saison dernière. On s'entraîne mieux. Cela ne se voit pas encore au niveau du classement avec cette défaite d'entrée contre Toulouse. Cela a été un peu les montagnes russes ces derniers temps. Ce serait bien de gagner à Montauban, de faire une bonne série pour basculer sur le haut du classement. Il faut être ambitieux là-dessus. Le négatif c'est cette défaite contre Toulouse lors de la première journée alors que l'on avait fait une super préparation d'avant saison. Il y a aussi cette défaite à zéro point à Perpignan. Cela fait tache. C'est surtout le contenu qui est dérangeant et puis cette défaite contre Sale à la maison. Car même les défaites au Racing 92 où à La Rochelle, les scores sont larges sur la fin mais sur le contenu c'était cohérent. À La Rochelle tu dois ramener un point ou plus. On doit mieux maîtriser nos fins de matches à l'extérieur. À la maison on a fait des gros matches contre Toulon, Castres ou Bordeaux. Sur cette deuxième partie de saison on va plus se déplacer que recevoir donc si on veut se qualifier, il faut faire carton plein à la maison et au moins gagner deux fois à l'extérieur. Il y a du boulot !

Samedi à Montauban, c'est cinq points obligatoires ?

Déjà la victoire ! Car on ne va pas se prendre pour d'autres. On était à Perpignan il n'y a pas longtemps et on n'a rien ramené. Il faut de l'humilité. Peut-être que Montauban est en difficulté au niveau du classement mais si on regarde plus précisément leurs matches comme à domicile face à Montpellier et Castres, où ils peuvent gagner, c'est différent. Même au Racing la semaine dernière, à la 60e, ils ne sont pas décrochés. C'est une équipe qui s'accroche, une équipe vaillante, avec un jeu frontal, des tentatives d'interceptions donc il faudra être calme, rester dans notre structure de jeu. Le groupe est conscient de ce que l'on a fait à Perpignan donc on n'a pas envie de revivre ça. Tu ne peux pas faire un match de haut niveau contre l'UBB et le week-end d'après, être très bas. On est à mi-championnat, il faut que l'on ait de la constance jusqu'à la fin. Il n'y a pas le choix : il faut prendre des points à Montauban, sans leur faire offense. Et jouer notre rugby, se concentrer sur nos points forts.

Ils ont des très bons buteurs. Il faudra être disciplinés ?

Oui. Il y a pas mal de points à prendre en compte. Le terrain synthétique, des facteurs X, Jérôme Bosviel que l'on connaît tous… La discipline sera primordiale. En attaque, attention aux interceptions. Pas faire de passe impossible et être hermétiques en défense. Nous l'avons été contre l'UBB devant 19 000 personnes, il faut le reproduire à l'extérieur.

Les matches contre Sale et l'USAP aideront à avoir cette humilité ?

Mais on l'a cette humilité dans le groupe ! On ne se prend pas pour d'autres. Mais à Perpignan, direct après le match, nous avions la tête au fond du saut… Que tu perdes face à meilleur que toi, OK c'est comme ça mais notre contenu et l'intensité n'étaient pas bons. Il n'y a pas eu de grand discours et nous avons été bons contre l'UBB car nous étions tous prêts à faire un bon match. La victoire contre Bordeaux s'est faite dans le vestiaire, sans discours, dans le vestiaire de Perpignan. Cela nous a marqués et j'espère qu'on l'aura en tête à Montauban et jusqu'à la fin de la saison. Car nos objectifs, c'est de nous qualifier. On est 11e mais on croit en ce qu'on fait. Il faut avoir des résultats et avoir une série de victoires. On est à 3 points du groupe de tête, il faut faire une série car après février ce sera différent.

Quels sont vos vœux pour 2026, pour le groupe ou les supporters ?

Que l'on se qualifie déjà. On l'a fait l'an dernier. Là, on part de plus loin. Il faut rendre un peu plus fiers les supporters car cela gronde un peu en ce moment. Continuer à faire des matches cohérents à la maison et que l'on soit plus pénible à battre à l'extérieur. Mais en priorité se qualifier, que l'on prenne du plaisir et que l'on en donne à tout le monde. Ce sera pas mal.

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