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Une jeune chercheuse clermontoise récompensée

09h59 - 19 octobre 2021
Une jeune chercheuse clermontoise récompensée
Marjorie Whitfield, prix Jeunes Talents pour les Femmes et la Science France 2021. (© J-C Caslot).

Pour contribuer à valoriser l'excellence scientifique des femmes, la Fondation l'Oréal, avec l'Académie des sciences et la Commission nationale française pour l'Unesco, a décerné le Prix Jeunes Talents pour les Femmes et la Science France 2021, jeudi 7 octobre, à 35 jeunes chercheuses brillantes dont une jeune chercheuse de Clermont-Ferrand : Marjorie Whitfield.

Elle est Post-doctorante à l'Institut pour l'Avancée des Biosciences (IAB) - Université Grenoble Alpes, INSERM U1209, CNRS UMR 5 309. Elle cherche à définir les causes génétiques d'infertilité chez les hommes pour mieux les traiter.

Originaire de l'Auvergne (Lascelle dans le Cantal), Marjorie Whitfield a d'abord été tentée par une carrière médicale avant de se réorienter finalement vers la biologie qu'elle étudie à l'Université de Clermont-Ferrand, de la licence au doctorat. Au cours de sa thèse, elle se spécialise en biologie de la reproduction.

Elle rejoint ensuite l'Institut Cochin, où elle explore les causes génétiques des infertilités chez l'homme. Ses travaux, qu'elle approfondit désormais à l'Institut pour l'Avancée des Biosciences de Grenoble, ont permis l'identification de plusieurs gènes dont les mutations sont responsables d'infertilités.

En parallèle, la chercheuse est également très impliquée depuis plusieurs années dans la lutte contre la désinformation au sujet des vaccins. Elle souhaite mettre à profit ses connaissances scientifiques, « pour accompagner le grand public dans la compréhension des enjeux de la vaccination » et participe à des activités de vulgarisation scientifique sur les réseaux sociaux.

Ces scientifiques prometteuses ont reçu une dotation qui va les aider à poursuivre leurs travaux de recherche.

Dans le monde, seulement 33 % des chercheurs dans le monde sont des femmes, et 28 % en France. En Europe, 86 % des hautes fonctions académiques en sciences sont exercées par des hommes. Et moins de 4 % des prix Nobel de science ont été décernés à des femmes.

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