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Dominique Busson : "les jeunes mais aussi des femmes veulent prendre leur permis"

09h37 - 07 septembre 2021
Dominique Busson :
Dominique Busson, président de la Fédération des chasseurs du Puy-de-Dôme. (Photo JP Boithias)

Le dimanche 12 septembre aura lieu l'ouverture de la chasse. Dominique Busson, président de la Fédération départementale du Puy-de-Dôme et maire de Saint-André-le-Coq, fait le bilan de la dernière saison et évoque les perspectives pour la campagne 2021-2022.

Quel bilan faites-vous de la campagne de chasse 2020-2021 ?

Ce sont surtout les moments de convivialités qui ont été limités avec le Covid. Le temps de chasse a été perturbé par la Covid et les restrictions même si nous avons eu l'autorisation de chasser en battue afin de gérer le grand gibier et de limiter les dégâts dans les plaines agricoles. Les amateurs de petits gibiers ont été frustrés car il y a eu une dizaine de dimanches sans chasse. Nous avons régulé la population de sangliers surtout. Le bilan est positif car la population de sangliers est en baisse, pour les cervidés c'est stable et nous avons une augmentation des chamois sur les massifs.

Comment se présente cette nouvelle saison de chasse qui s'ouvre le 12 septembre ?

Nous avons une population stable du côté des chevreuils et des cervidés. Pour les mouflons et les chamois, c'est en légère augmentation. Le lièvre est toujours présent mais la plume un peu moins car la pluie des mois de juin et juillet a perturbé les couvaisons. Il y a du pigeon ramier aussi. Le côté positif, c'est qu'il n'y a pas eu de sécheresse et on ne manque pas d'eau. Du côté des chasseurs, il y a une légère baisse du nombre de permis mais par contre il y a une augmentation de 15 à 20 % de personnes souhaitant passer l'examen. Sur le Puy-de-Dôme cela représente 300 personnes. Il y a beaucoup de jeunes mais aussi de plus en plus de jeunes femmes qui veulent prendre leur permis.

Il y a eu plusieurs ball-traps organisés avant l'ouverture. Pour reprendre la main... La sécurité est un axe sur lequel vous continuez de travailler ?

Bien sûr. Chaque fédération a l'obligation de former les chasseurs sur la sécurité. Il s'agit d'une formation de 3 h 30 avec quatre modules. Chaque chasseur doit se former dans les dix années après l'obtention de son permis. On doit en former chaque année 10 %. Cela se fera via les communes, la Fédération et en e-learning à partir de ce mois-ci. Les gestes de bases sécurité sont toujours les mêmes : il faut respecter les distances de tir, son voisin... Les accidents interviennent surtout lors des battues pour le grand gibier.

La chasse est-elle encore compatible avec les balades du dimanche ?

Évidemment. Nous sommes là pour partager la nature. Il y a des randonneurs, les vélos et nous avons vu beaucoup de gens qui faisaient du trail. Il faut partager et si tout le monde se respecte on peut éviter les conflits. Lors des chasses en battues nous avons l'obligation de mettre des panneaux à l'entrée des chemins. On comprend que voir quelqu'un avec un fusil, cela peut être angoissant mais certains oublient parfois que l'on chasse sur des terrains privés et que l'on paye un droit de chasse.

Quel est le plan de chasse pour cette saison ?

Nous faisons le comptage du gibier puis on prélève en fonction de ces résultats. Le plan de chasse se fait en rapport avec le taux de reproduction et du nombre d'animaux sur le terrain. Il ne faut pas oublier que le chasseur est utile à la biodiversité en régulant les populations de gibiers. Nous intervenons aussi dans les écoles primaires pour parler de l'environnement, voir comment reconnaître les empreintes d'animaux. Nous avons planté 5 kilomètres des haies pour aider à la nidification. C'est un volet fort de notre action comme la protection des zones humides. Nous en créons ou nous entretenons celles existantes. Nous invitons aussi les chasseurs à récupérer les cartouches usagées. Des fabricants travaillent sur des modèles biodégradables. Nous avons aussi mis en place avec le Département et la Région des piliers réflecteurs au bord des routes, comme au col des Goules, qui dissuadent le gros gibier de traverser les routes subitement et évitent de provoquer des accidents.

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