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Abendanon : « Les meilleures années de ma vie »

06h17 - 06 juin 2020
Abendanon : « Les meilleures années de ma vie »
Le 18 décembre 2016, face à l'Ulster, en HCup, Nick Abendanon file à l'essai. - © (Photos : J.-P. B.)

À 33 ans et en fin de contrat, l'arrière n'a pas été conservé dans l'effectif de l'ASM Clermont Auvergne. Le « Meilleur joueur de l'année 2015 » ne veut pas faire une croix sur le rugby et espère toujours trouver un club la saison prochaine. En Angleterre ou ailleurs...

Comment s'est passée la période de confinement pour vous ?

Plutôt bien. Nous avons une petite fille qui aura bientôt 4 ans et un garçon de 19 mois, ce fut un peu compliqué certains jours. ça a été agréable de passer du  temps en famille même si la période a été un peu longue.

D'un point de vue sportif, le championnat s'est arrêté brutalement. On imagine que pour les joueurs en fin de contrat comme vous, ce ne fut pas facile à vivre...

Bien sûr mais nous n'avons pas eu le choix. C'est difficile de finir comme ça surtout que je me sentais bien physiquement au mois de mars. Après, je reste quelqu'un de positif. Maintenant, je regarde devant et me consacre au prochain challenge.

Quel est-il, vous avez dit en avril que vous souhaiteriez encore jouer au rugby ?

Exact, je suis toujours à la recherche d'un autre club. J'ai envie de jouer un peu plus, encore une ou deux années. Le corps est encore bon. Je vais voir. J'ai un ou deux contacts en Angleterre mais les clubs attendent les annonces gouvernementales avant de faire signer des joueurs. Je regarde également en France mais pour quelqu'un d'un peu âgé comme moi, cela reste plus difficile. Les clubs privilégient les JIFF (Joueurs issus de la filière française) et les joueurs un peu plus jeunes.

Vous êtes arrivé à Clermont-Ferrand en 2014, quels souvenirs garderez-vous de vos six années en Auvergne ?

(Avec l'intonation) Ouah ! J'ai passé les six meilleures années de ma vie ! Pourtant, quand je suis arrivé, j'avais beaucoup d'interrogations, même de la peur. Je ne pensais connaître qu'un seul club de rugby dans ma carrière, Bath, en Angleterre. Mais j'ai connu à Clermont et en France une vie géniale. J'ai construit quelque chose de fort avec l'équipe, le club, les supporters et ma famille. Un parcours qui va rester dans mon cœur.

Quel est votre meilleur souvenir sportif avec l'ASM ?

Le Brennus en 2017 contre Toulon et la célébration de la victoire à Jaude avec les 50.000 supporters. Un souvenir incroyable. Je retiens aussi la 1/2 finale de HCup contre le Leinster à Lyon, un moment fort. Si j'étais resté à Bath, jamais je n'aurais pu connaître de tels moments.

Et le pire ?

Ce sont les finales perdues, notamment contre Toulon en Coupe d'Europe en 2015, mais aussi la finale perdue en Top 14 contre le Stade Français.

« Le
meilleur trois-quarts : Toeava »

Quels sont les joueurs qui vous ont le plus impressionné à Clermont durant toutes ces années ?

(Il réfléchit...) Récemment, c'est Damian Penaud. Il aura beaucoup de sélections en équipe de France je pense. Après, je peux citer Rougerie, Parra, Lopez. Je pense aussi à Fritz Lee. Mais pour moi, le meilleur trois-quarts, c'était Toeava.

Quelles choses en France vont le plus vous manquer ?

(Avec le sourire...) Certainement la vie ici, complètement différente par rapport à l'Angleterre. Je pense aussi aux apéros sympas et les liens d'amitié que nous avons noués avec nos voisins.

Connaissez-vous la date de votre départ de Clermont ?

Non pas encore. Même si mon contrat s'arrête en juin, je pense que l'on va rester ici encore quelque temps. Nous avons une maison à vendre, cela va prendre un peu de temps. Nous ne sommes pas pressés de partir et nous allons profiter du beau temps estival français. Sauf bien sûr si je trouve un contrat dans un autre club. Après, nous pensons rentrer en Angleterre, auprès de nos familles à Bath, car ma femme est en train de créer une entreprise.

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