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Mathias Bernard : "un plus symbolique en termes de visibilité"

17h00 - 21 mars 2022
Mathias Bernard :
Mathias Bernard, le président de l'Université Clermont Auvergne (© Jean Paul Boithias).

L'Université Clermont Auvergne a reçu le label d'excellence IDEX et I-Site la classant parmi les 17 plus grandes universités de France. Son président nous explique les avantages de cette distinction.

Qu'est-ce que cela fait de rentrer dans ce « Top 17 » des Universités ?

C'est une satisfaction pour l'ensemble des équipes de l'UCA et l'ensemble des partenaires qui depuis presque dix ans ont soutenu le projet depuis son origine en 2013-2014. Avec la décision de fusionner les deux universités à Clermont et de définir plusieurs thèmes à identifier pour la recherche jusqu'à des actions concrètes que l'on a engagées en 2020 et 2021 comme la création de l'INP, intégré au sein de l'université. Cela a transformé le paysage universitaire de Clermont, avec deux universités et quatre écoles d'ingénieurs, certaines à l'extérieur, avant le paysage était complexe. Là l'université assure son rôle de pilotage de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'ensemble du territoire auvergnat.

Quel était l'enjeu de décrocher ce label ?

L'appel à projet I-Site, lancé par Nicolas Sarkozy puis confirmé par François Hollande et Emmanuel Macron, visait à dessiner la carte de France des universités autour de deux catégories : les grandes universités de formation et de recherche considérées comme capables de faire rayonner l'enseignement et la recherche française à l'échelle internationale. Ce sont ces labels qui permettent de dessiner cette carte. Puis la deuxième catégorie, ce sont les universités qui assurent une proximité avec le territoire et un rayonnement territorial. Clermont n'a pas la taille de Bordeaux, de Strasbourg ou de la Sorbonne donc ce n'était pas gagné d'avance. C'est une grande satisfaction car dans le cadre de la grande région AURA, c'est important d'être identifié comme un pôle universitaire majeur comme Grenoble ou Lyon. Pour le territoire, au-delà des financements, c'est un plus symbolique en termes de visibilité. Pour les étudiants, cela nous permet d'avoir les moyens de développer des formations sur un spectre assez large. C'est une garantie sur les niveaux Master et Doctorat pour certaines disciplines sans avoir besoin de quitter Clermont.

Qu'allez-vous faire avec cette dotation de 330 millions d'euros ?

Je rappelle que nous ne pouvons utiliser que les intérêts produits par cette somme soit 10 millions par an. Nous allons continuer à développer les programmes pluridisciplinaires qui ont marqué notre identité, notre signature. Le projet I-Site CAP 20-25, qui a comme concept de concevoir des modèles de vie et de production durables avec différentes applications dans le domaine de l'agriculture, de l'industrie, de la santé ou dans la gestion des risques. On va continuer à produire de la recherche de niveau international sur ces concepts et ces thématiques-là, nous allons développer des programmes de formations encore plus attractifs, de l'innovation pédagogique et de la mobilité internationale pour nos étudiants. Nous développerons aussi des équipements ou des évènements qui permettront que la vie d'étudiant et de chercheur soit encore plus agréable à Clermont-Ferrand. Nous avons un projet financé par ce label qui doit voir le jour en 2024 dans le centre de Clermont, il y a le festival des Nuées ardentes qui tourne aussi autour de la diffusion des résultats de la science auprès du plus grand nombre... Ce qui est important c'est de décliner au niveau territorial le projet Cap 20-25 en développant des actions en dehors de la Métropole avec les collectivités et les entreprises pour que les ressources de l'université puissent contribuer à faire évoluer le tissu économique de ces territoires.

Vous avez déjeuné avec le premier ministre Jean Castex. Qu'est-ce qu'il vous a dit ?

Que nous étions des atouts importants dans le cadre de « France 2030 » pour faire évaluer la société et nourrir cette économie française avec les résultats de la recherche et de la formation aux nouvelles compétences. Ces universités sont les plus à même de former aux métiers de demain et de proposer des innovations qui contribueront à changer la société française. C'est un élément important du label I-Site ce lien fort avec le monde économique que nous avons à Clermont avec Michelin ou Limagrain. Cela permet d'améliorer l'employabilité de nos étudiants.

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