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Renaud Lavillenie : « les années olympiques m'ont plutôt souri »

07h35 - 17 janvier 2020
Renaud Lavillenie : « les années olympiques m'ont plutôt souri »
« En ce qui concerne ma préparation, j'ai essayé de ne pas refaire certaines erreurs, d'évoluer ».

Le perchiste clermontois a entamé sa saison en salle. Il va tenter d'oublier l'année 2019 contrariée par des blessures. Les championnats du monde en mars et les Jeux Olympiques de Tokyo font partie de ces objectifs prioritaires.

Le perchiste clermontois a entamé sa saison en salle. Il va tenter d'oublier l'année 2019 contrariée par des blessures. Les championnats du monde en mars et les Jeux Olympiques de Tokyo font partie de ces objectifs prioritaires. Mais avant cela place au All Star Perche, à la Maison des sports de Clermont-Ferrand, le 23 février, où l'athlète-organisateur va accueillir une nouvelle fois le gratin de la perche mondiale.  

Info - Que représente pour vous la saison en salle qui vient de s'ouvrir ?

Renaud Lavillenie - Très peu de perchistes font l'impasse sur la saison en salle. Elle est très importante pour nous et notamment pour moi car elle nous permet d'évoluer dans des conditions neutres, sans vent et à des températures stables. C'est le moyen d'effectuer des compétitions qui sont en quelque sorte une préparation pour les échéances estivales. Dès que l'on bascule à l'extérieur ensuite, tout va très vite. Le travail effectué pendant l'hiver est souvent prédominant.

I. - Combien faites-vous de concours par an en moyenne ?

R. L. - Pour moi, la moyenne tourne entre 18 et 22 compétitions par an, avec 5 à 7 compétitions en salle et 10 à 15 en extérieur. Certains athlètes, à l'image de Piotr Lisek, peuvent en faire le double. Il n'y a pas de règles particulières si ce n'est qu'il est difficile en saut à la perche d'arriver avec beaucoup d'assurance avec seulement deux ou trois compétitions derrière soi.

I. - Cette année, on l'imagine, est primordiale pour vous, avec les Jeux olympiques en ligne de mire...

R. L. - Bien sûr. Les années olympiques ont toujours une saveur particulière. Les compétitions qui se déroulent en amont sont évidemment importantes. Mais ce n'est pas parce que l'on va rater des compétitions avant que l'on va rater les J.O. Généralement, elles m'ont plutôt souri. J'ai en mémoire l'année 2016 où je fais 6,02 à Clermont, puis je gagne les championnats du monde en salle et je fais une médaille d'argent à Rio. J'espère qu'il en sera de même cette année. J'ai beaucoup de travail devant moi mais le challenge est excitant.

I. - Vous vous occupez aussi de la commission des athlètes à la Fédération internationale, comme cela se passe-t-il ?

R. L. - C'est un travail différent avec certaines responsabilités à prendre. Nous avons un sport qui essaye de changer et d'évoluer. En tant que représentant des autres athlètes, j'essaye de faire que ce changement aille dans le bon sens. Pour cela, il est nécessaire de mettre l'athlète au cœur du projet. Mais il faut être réaliste, être capable d'arriver à des compromis. Avec Valérie Adams, on veut être les plus grands défenseurs des athlètes.

I. - Que pensez-vous de l'athlétisme français en ce moment ?

R. L. - Nous sommes certainement l'un des sports les plus ingrats, car pour 1/100e de seconde ou un centimètre, on peut parfois tout perdre comme tout gagner. Nous avons de jolis talents et nous ne sommes pas à l'abri de voir émerger de belles surprises. Ce n'est pas parce qu'une année s'est mal passée que la suivante sera du même acabit. A nous athlètes de montrer que l'on a du tempérament et que l'on est capable de rebondir. C'est un beau challenge qui s'annonce. Je remarque que nous avons aussi Paris 2020 en ligne de mire (les championnats d'Europe NDLR). Cela s'annonce aussi grandiose.

I. - Quel est votre programme de préparation jusqu'aux championnats du monde en salle ?

R. L. - J'ai adapté ma préparation avec la volonté de ne pas trop forcer à l'entraînement trop vite. Depuis le mois de novembre, je pense que mon corps réagit bien et je suis monté en puissance semaine après semaine. Mon objectif consiste à pouvoir sauter à bloc pendant cinq semaines à compter du mois de février. J'ai essayé de ne pas refaire certaines erreurs, d'évoluer. Le moment crucial pour moi reste toujours le mois de janvier. Mais c'est là où il faut se calmer et conserver son plan de marche. Ma volonté est d'être fort le 23 février pour le All Star Perche et le 15 mars pour les championnats du monde. Les autres compétitions auront beaucoup moins d'importance. Après une compétition à Bordeaux le 18 janvier, j'ai prévu de sauter à Karlsruhe le 31 janvier, puis à Rouen et Berlin juste avant Clermont.

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