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dimanche 25 octobre

Clermont Auvergne Opéra : une saison pour vivre « libre » malgré tout !

06h49 - 03 octobre 2020
Clermont Auvergne Opéra : une saison pour vivre « libre » malgré tout !
Pierre Thirion-Vallet, le Directeur général et artistique de clermont Auvergne Opéra.

La nouvelle saison de Clermont Auvergne Opéra est lancée. Concerts, opéras, récital grande voix, médiation et sensibilisation des publics vont s'enchaîner jusqu'au mois de juin 2021. Pierre Thirion-Vallet dévoile les temps forts.  

« Libre », c'est le thème choisi pour votre nouvelle saison, que peut-on en dire ?

Ce thème avait été choisi avant même la pandémie qui nous a tous surpris. Il s'agit d'une double saison liée au Concours de chant (février 2021) avec cette double partition puisque l'Opéra de Vichy accueillera les éliminatoires. Ce concours était lié à l'époque particulière du romantisme, en réaction à la période classique. Dans un élan de liberté post-révolutionnaire, l'idée est donc venue de tirer le fil de la liberté ; liberté de penser, d'aimer ou d'agir que l'on va retrouver en fil rouge dans certains opéras ou concerts proposés cette année. En raison des circonstances sanitaires au printemps, nous avons dû reporter 4 opéras. Mais l'on peut retrouver à travers eux la thématique « Aime et fais ce que tu veux » présente dans « Cavalleria » et « Pagliacci », deux opéras véristes de vengeance, dans « La Cenerentola » et sa version opéra-bouffe de Rossini, mais aussi dans une version plus politique de Guillaume Tell et bien sûr dans « Lucia di Lammermoor », l'opéra principal de la saison où l'on assiste à une vraie quête d'amour, quitte à en mourir. Cet opéra est l'œuvre romantique typique en diable. Une exposition lui est consacrée à l'Opéra-Théâtre ; elle va tourner en suite dans le cadre de « Lyrique en quartiers ». Quant à la reprogrammation de « Bastien et Bastienne » et de « Mozart et Salieri », elle est prévue fin mai. Cette soirée va opposer l'un des premiers opéras de Mozart, où l'on sent poindre le génie, et l'opéra de Rimski-Korsakov, qui trempe dans la jalousie morbide de Salieri envers Mozart, complètement inventée par ailleurs.

Quels sont les concerts que l'on retrouvera dans la saison ?

Nous aurons « Tous à l'opéra » dimanche 25 octobre, avec une exposition de costumes dans le foyer, et le concert Voix Nouvelles avec les artistes de ce concours repérés au niveau national, Hélène Carpentier, Caroline Jestaedt et Anas Seguin. On va commencer « diesel » (avec le sourire...) pour accueillir le public et lui ouvrir les portes, puis on tapera fort avec cette fameuse coproduction Cavalleria Pagliacci, issue du concours de chant, les 5 et 6 novembre. Nous retrouverons ensuite « Egmont » et « Les nuits d'été », avec l'Orchestre national d'Auvergne. Dans le cadre du récital grande voix, nous accueillerons le 7 janvier Anita Rachvelishvili, la mezzo-soprano géorgienne. C'est signé et nous espérons que les conditions sanitaires futures pourront permettre d'honorer ce contrat. Viendra ensuite le Concours international de chant, prévu du 16 au 21 février. Nous allons auditionner pour la Somnambule de Bellini, opéra qui sera créé à Clermont au mois de janvier 2022 et qui devrait compter une quinzaine de représentations. Nous avons réussi à mettre autour de la table 8 opéras coproducteurs. En avril, nous aurons également un concert en l'église Saint-Genès-les Carmes, que je souhaite réinvestir pour des oratorios une ou deux fois par an. En l'espèce, ce sera le Stabat Mater de Pergolèse avec Antonio Florio et La Capella Neapolitana.

Poursuivez-vous les actions de médiation auprès des publics ?

Bien sûr. On retrouve dans cette saison toute la diffusion de nos spectacles et coproductions. Nous aurons par exemple 4 films en partenariat avec le cinéma Les Ambiances et toute la médiation qui restent une de nos actions importantes. Alors que nous nous intéressions au public scolaire jusqu'à présent, depuis l'année dernière, nous avons maintenant des opérations pour la petite enfance en lien avec le centre municipal Milleformes. Je peux aussi citer « Lyrique en quartier(s) » avec le spectacle en tournée « Le petit Tell » ou Graines d'Opéra avec « Les noces de Saba ». Malgré la crise sanitaire, on va s'adapter et continuer, histoire de ne pas fermer la porte à toutes les actions que l'on mène auprès du jeune public.

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