L'isolation par l'extérieur, un choix performant
Bardage, vêture, vêtage, enduit... plusieurs techniques permettent d'isoler sa maison par l'extérieur. Si elle est généralement plus coûteuse que par l'intérieur, cette méthode d'isolation est particulièrement efficace pour gagner en confort de vie.
Bien isoler son logement est fondamental pour améliorer son confort thermique et limiter les pertes de chaleur en hiver et de fraîcheur en été, tout en réduisant ses dépenses énergétiques et en allégeant sa facture. Mais par l'intérieur, l'isolation entraîne une diminution de la surface habitable du logement et doit composer avec les éléments déjà présents.
C'est pourquoi l'Agence de la transition écologique (Ademe) préconise plutôt de recourir à l'isolation des murs par l'extérieur - ou ITE -, une méthode performante aux nombreux avantages et techniques d'application s'adaptant à vos contraintes, envies et budget !
Une façade ravalée
L'isolation par l'extérieur consiste à appliquer des matériaux isolants sur les façades de la maison de manière continue, puis d'appliquer un parement protecteur. Elle recouvre ainsi l'entièreté du logement à la manière d'une enveloppe, sans interférer avec l'intérieur et sans besoin de quitter les lieux pendant les travaux.
Cette méthode permet non seulement de conserver l'inertie thermique des murs, mais aussi de les protéger des variations climatiques, rappelle l'Ademe. De plus, « elle traite un plus grand nombre de ponts thermiques et limite les effets de la condensation grâce à la continuité de l'isolant au niveau des planchers intermédiaires notamment », toujours selon l'Agence de la transition écologique. L'isolation par l'extérieur peut encore améliorer le confort acoustique de l'habitation et c'est l'occasion de ravaler la façade.
En revanche, modifier l'aspect extérieur du bâtiment implique d'en passer par une déclaration préalable et, selon votre situation, d'obtenir l'accord de la copropriété ou l'autorisation des architectes des bâtiments de France pour une zone protégée. Une ITE pourra d'ailleurs être refusée si le bâti possède certains décors, corniches ou encadrements qui ne seraient ou ne pourraient pas être reconstitués. D'autre part, les seuils de fenêtre ou les gouttières devront généralement être modifiés. Le bien aura néanmoins une meilleure étiquette DPE et une façade neuve, le valorisant pour une revente notamment.
3 techniques d'isolation
Plusieurs options sont disponibles pour isoler son logement par l'extérieur.
L'isolation « sous enduit » consiste à visser ou coller avec un mortier-colle le matériau isolant directement sur la paroi, de le recouvrir d'un treillis d'armature et d'un enduit d'accrochage (le sous-enduit), puis d'un enduit ou crépi de finition.
Une autre possibilité consiste à isoler « sous vêture » ou « vêtage ». Dans ces cas, il n'y a pas besoin d'enduire, les panneaux sont fixés sur le mur : soit en deux parties (un isolant puis un parement indépendant), soit d'un seul tenant (l'isolant et le revêtement esthétique sont solidarisés).
L'isolation avec bardage, quant à elle, vise à créer une ossature contre le mur qui accueillera les panneaux isolants, puis à installer par-dessus le bardage. Ce type de revêtement décoratif se présente sous forme de lames métalliques, composites ou en bois posées les unes à côté des autres verticalement ou horizontalement. Assez onéreuse, cette technique convient particulièrement aux régions avec de fortes précipitations ou exposées au vent, constituant un bouclier supplémentaire.
Toiture et matériaux
Concernant les matériaux isolants, vous avez le choix entre des versions minérales, végétales, biosourcées ou synthétiques, telles que la laine de verre, de roche, de bois ou de chanvre, des panneaux de liège, du polystyrène extrudé ou du polyuréthane. L'essentiel est qu'ils aient une bonne performance thermique et soient résistants à l'humidité et aux infiltrations d'air - ou qu'ils soient accompagnés d'un système ou traitement les protégeant.
Enfin, il est également possible de procéder à une isolation par l'extérieur de la toiture en pente - et de combles aménagés par exemple. La technique du « sarking » permet ainsi de rehausser le toit pour y ajouter une couche isolante continue. Par-dessus, viendront un écran de sous-toiture pour éviter les infiltrations d'eau, un lattage et contre-lattage comme support pour assurer une ventilation et évacuer l'humidité, puis, en dernier, la couverture en tuiles (ou autre selon sa région et ses préférences). Il faudra également penser aux bandes d'égout, faîtage et autres éléments de toiture.
Quid du coût ?
Comme souvent pour des travaux, le coût varie en fonction de nombreux critères, dont notamment la technique choisie, l'isolant utilisé (sa matière mais aussi son épaisseur), et les tarifs de la main-d'œuvre (dont la complexité de la façade ou d'accès à la façade). Ainsi, Engie estime un prix entre 90 et 240 € le m2 en moyenne.
Les travaux peuvent être en partie, et sous conditions, pris en charge par différentes aides dont MaPrimeRénov', les primes énergie, l'éco-prêt à taux zéro ou encore certaines subventions proposées par les collectivités locales.
Renseignez-vous auprès d'un conseiller France Rénov au 0 808 800 700 (numéro non surtaxé).



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