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Hilight Tribe à La Coopé : « 90 minutes de partage » 

18h01 - 14 octobre 2026 - par Info Clermont Métropole
Hilight Tribe à La Coopé : « 90 minutes de partage » 
Précurseurs d'un style devenu un courant musical, les Hilight Tribe vous invitent à un voyage au-delà du temps et de l'espace.  - © Zoo Studio

Le vendredi 23 octobre à La Coopérative de mai, le groupe Hilight Tribe brisera les frontières avec son « Live Natural Trance » 100% explosif qui déchaine les dance floors depuis plus de 20 ans. Entretien avec Ludovic, chanteur et percussionniste.

Le 23 octobre à La Coopérative de mai, qu'est-ce que vous nous préparez ?

Nous sommes très heureux de revenir à La Coopé où on a déjà joué par le passé. Et nous avons un public que l'on connaît et qui nous suit depuis des années. Nous avons créé un spectacle tout tissé du début à la fin avec une introduction un peu épique et les grands classiques bien sûr de notre groupe. Mais aussi à travers notre prochain album, le volume II de « Luminessence » nous allons vous présenter du Blues Trance. Cela parle à toutes les générations et nous avons le morceau break-spirit qui cartonne que beaucoup connaissent à travers le remix de Armin van Buuren mais que nous jouons en live, sans machine et sans ordinateur. Nous avons plein d'effets et de gadgets mais nous sommes un groupe qui tient à jouer en direct, surtout à cette époque de l'IA, qui amène de la confusion sur ce qui est joué par les humains ou produits par les machines. C'est très important.

Après Clermont il y aura aussi la Cigale à Paris ?

Nous sommes là pour le public car on adore le public de Clermont-Ferrand. On a besoin de revenir en force. C'est toute l'histoire de cette tournée, on la fait de manière musclée. On arrive, on a la motivation, pas la rage, mais on est à fond sur chaque concert pour donner 200 % de notre personne ! Et insister sur ce moment présent tous ensemble, 90 minutes d'adrénaline, de bonnes vibrations, de valeurs communes et de partage. Nous nous inspirons de la musique du monde et de la musique électronique, de ses codes, que l'on va jouer en live, et nous respections énormément la musique électro et la psy trance. Nous sommes là pour jouer cela en live et se régaler avec le public. 

L'Inde, le Tibet, les voyages... Ce sont vos inspirations ?

On a effectivement commencé à jouer très jeunes, entre potes, dans l'ouest de Paris. Nous avons passé des moments exceptionnels dans la forêt à rêver d'un autre monde. Ce monde-là nous a été inspiré par la nature mais aussi des influences des musiques du monde. Sans aller en Australie, nous écoutions déjà du Didgeridoo, le sitar de l'Inde avec Ravi Shankar. Nous étions fans des musiques du monde, de tous les classiques traditionnelles mais aussi expérimentales. Et du coup plusieurs musiciens de différentes sources musicales vont se rencontrer pour fusionner et créer quelque chose d'universel. Pas seulement d'un pays. Cette texture « roots » authentiques des « anciennes » civilisations des tribus nous a enchantés.

C'est ça la « Natural trance » ?

C'est notre producteur Jean-Marc Lando à l'époque, en 1998 qui nous a demandé de tout oublier pour créer une nouvelle musique : la « natural Trance ». C'est vraiment l'idée que des musiciens puissent jouer de la musique dansante avec du Didgeridoo et des instruments du monde entier mais aussi la batterie et la basse, l'instrumentation reste très moderne. Si elle est jouée live elle est d'inspiration moderne avec une touche de technologie que l'on apporte avec tout notre matériel qui encadre nos instruments traditionnels.

C'est une communion vos concerts ?

On sent une connivence dans le message aussi. De dire que l'on est une grande tribu c'est important dans un moment comme celui-ci où il y a des divisions. Nous sommes là pour l'unité et c'est à travers cette musique que l'on va susciter cette connexion entre tous les gens du public et nos techniciens qui font la lumière et le son. Tout ça fait une ambiance, cela crée un voyage sensoriel. Il y a aussi la puissance que nous avons développée au fil des années. Le public est très connecté avec nous, on a la chance d'avoir un public averti, qui connaît la kora, les instruments, la chanson africaine, les paroles de « Free Tibet ». C'est apolitique mais dans une direction de liberté de l'humanité. C'est une ambiance bonne enfant, pas « vénère » ou sombre. On est là pour les « good vibes », pour que les gens qui ont déjà des vies bien chargées puissent retourner à leur quotidien avec plein d'ondes positives et de motivation le lundi suivant. À chacun de répartir ce message que l'on a partagé partout où il va.

Votre public est « pluriel » ?

Nous avons la chance d'avoir un public très large et ouvert d'esprit. On ne joue pas que pour les babas cool qui aiment aller en Inde, ceux qui aiment la techno ou le rock'n'roll. Notre public est varié, avec plusieurs générations. On est très connectés, on est les élèves des soixante-huitards. On est plus jeunes mais cette génération nous a accompagnés depuis nos débuts. Certains voyagent, d'autres pas mais ils voyagent dans leur tête, comme nous. Parfois c'est aussi le pays qui vient à vous, avec ses instruments. Tibet, Inde, Mongolie, Afrique... Notre polyvalence au sein du groupe nous permet de voyager d'un pays à un autre et notre prochain album c'est vraiment ça. On essaye de garder le meilleur de chaque monde, malgré les conflits et nous sommes là pour la paix. Cela peut paraître idéaliste mais avec un peu de volonté on y arrive au moins pendant un soir.

Avec Luneris en 1re partie. Places sur www.arachnee-concerts.com et la Coopérative de mai.

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