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Élisa Rongier : "L'âme de La Puce a l'oreille c'est de mettre en avant les artistes indépendants. Et cet accueil familial"

17h24 - 22 septembre 2026 - par Info Clermont Métropole
Élisa Rongier :
Laurie, Basil, Amélie, Élisa et John, l'équipe de choc de La Puce a l'oreille de Riom.

Salle de spectacles phare de notre paysage musical, La Puce a l'oreille accueille des artistes indépendants depuis 2008 à Riom. Entretien avec Élisa Rongier chargée de la médiation culturelle et de la communication.

Cette salle a une âme particulière. Quelle est son histoire ?

La Puce a ouvert en 2008, c'est une aventure familiale avec notamment John Gordolon, le programmateur qui est toujours là. Il l'a monté avec son père, sa belle-mère et sa demi-sœur, avec l'association Le champ des notes. L'objectif était d'abord de l'ouvrir sous forme de café-concert comme il y avait le lycée Virlogeux en face pour remédier à un manque de structure musicale sur le territoire. Cela a pris de l'ampleur au niveau concert et c'est devenu une salle de concert. Au début c'était beaucoup de chansons françaises et des groupes très connus ont fait des résidences comme les Ogres de Barback, La Rue Kétanou... Cela a pris de l'ampleur sur ce style musical et puis cela a pris ensuite avec d'autres styles musicaux. Car il y a eu une demande des spectateurs.

Comment s'est fait ce réseau ?

Avec John, c'est du bouche à oreille avec les boîtes de production qui sont là depuis le début ou presque. Quand on a un contact avec qui cela se passe bien et qui nous conseille toujours de bons artistes par rapport à la taille de la salle et à notre public, avec des cachets raisonnables, on continue de travailler avec. Rage Tour par exemple qui est l'un de nos contacts sur la partie rock-metal, c'est une histoire qui dure. Ils sont toujours présents en cas de souci de remplissage pour faire le maximum. On regarde aussi ce qui se fait au niveau musical. L'âme de La Puce c'est de mettre en avant les artistes indépendants, qui s'autoproduisent, et de proposer ces concerts. Cela limite les propositions artistiques et certains groupes qui sont venus ici avant ne peuvent plus le faire avec la taille de la salle, de 350 places. Nous n'avons pas envie de mettre des billets à 70 euros dans une salle format club.

Si les artistes sont bien à La Puce ils reviennent aussi...

C'est vrai qu'il y a beaucoup d'artistes qui veulent revenir et cela nous fait plaisir. Par exemple, Zaoui, qui vient le 16 décembre (Avec Bonneville en 1re partie), que l'on a déjà reçu il y a deux ans, on est heureux quand sa production nous demande de revenir. L'âme des débuts et cet accueil familial sont restés. Nous avons une quarantaine de bénévoles qui accueillent le public pour le contrôle des billets, la sécurité, le bar. On a une petite équipe de salariés donc on ne pourrait pas accueillir une salle pleine sans nos bénévoles.

Est-ce que vous ressentez aussi la crise du secteur culturel ?

Oui. Nous aussi nous avons des baisses de subventions. Nous avons très peu de mécénat. Cela n'a pas été une priorité pendant longtemps. Une date à l'Arlequin peut paraître énorme mais il y a beaucoup de frais et peu de recettes au final. Car on fait manger les artistes, on les loge, il y a la SACEM... Et on ne veut pas augmenter le prix des places, on connaît les soucis des gens. C'est pour cela que l'on développe des activités en dehors des concerts pour occuper les lieux en journées. Nous avons développé les Team Building culturels, on propose 3 thématiques comme le théâtre d'improvisation, le street-art et la création de chansons. C'est un peu dans l'ADN des lieux. On propose notre savoir-faire et nos contacts car on travaille avec des artistes et des comédiens que l'on connaît. Ici, à La Puce on peut s'adapter avec une formule à la journée avec repas et activités. C'est un bon moyen pour avoir d'autres ressources sans être obligé d'augmenter les places.

Enfin, présentez-nous votre équipe de choc ?

On est 5 en permanents avec Laurie en billetterie, privatisation de la salle et administration, Amélie Compère qui est la directrice, en charge de tout le projet global à l'année. Il y a Basil, régisseur et technicien lumière de la salle mais qui travaille aussi avec moi sur la médiation culturelle et puis John, programmateur et technicien son, qui est là depuis le début. C'est comme une famille. En pleine saison, on se voit plus que notre propre famille. On est très soudés et complémentaires, et aussi très couteaux suisses. On ne s'en rend pas compte mais on fait nos heures de bureau et le soir on est sur le pont à servir des bières et à vendre des places, à surveiller que tout se passe bien dans la salle. On est passionnés et polyvalents ! Nous avons tous nos affinités musicales mais on découvre tellement de projets ici. Cela permet d'être curieux et on se rend compte que l'on peut écouter de tout, surtout avec le format live. Chaque saison on a tous nos dates que l'on attend mais on est fan de chaque groupe qui passe. On a eu une super saison l'année dernière. Et cette année promet beaucoup aussi !

www.lapucealoreille63.fr

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