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Denis Chaud, cueilleur passionné et passionnant

16h30 - 12 juillet 2026 - par Info Clermont Métropole
Denis Chaud, cueilleur passionné et passionnant
Denis Chaud est un cueilleur passionné et passionnant. 

Des plantes, de la nature et de la cueillette, Denis Chaud pourrait en parler des heures. Et on pourrait l'écouter tout autant tellement ce " personnage " en parle avec passion.

Début juin, nous l'avons retrouvé près de Combronde dans un champ rempli d'orties sauvages mais pas seulement... Il était accompagné par Camille Monnier, dirigeante de l'entreprise Happy Plantes qui est spécialisée dans la création d'infusions bio savoureuses et thérapeutiques, en lien avec les cultivateurs et cueilleurs français, l'une des « 101 femmes entrepreneures de l'année » victorieuse des Trophées numériques CPME 2025, catégorie meilleur site web en France.

Plusieurs fois par mois, Camille Monnier, va à la rencontre de ces cueilleurs qui ramassent le meilleur de ce que la nature auvergnate peut proposer. Le bouleau, le sureau, le frêne, la digitale, l'ortie, la reine-des-prés, l'aspérule odorante... si on regarde un peu autour de nous, la nature a tellement à offrir !

De mars à novembre, les cueilleurs exploitent l'aubépine pour ses feuilles, ses bourgeons, ses fruits... « Où que l'on pose les yeux il y a des fleurs à cueillir. Nous avons ici une richesse incroyable explique Denis Chaud. De la plaine, de la montagne, des zones humides, des zones sèches ».

Denis Chaud, à l'origine de la création de la coopérative SICARAPPAM en 1987, avec d'autres cueilleurs, sent et voit tout. La saison commence dès la fin de l'hiver avec les bourgeons destinés à la gemmothérapie, avant de s'accélérer fortement à partir du mois de mai. Une fois récoltées, les plantes sont séchées, triées et conditionnées. Mais il faut respecter un timing à la lettre près.

« On peut vivre des plantes avouait-il sincèrement. À notre époque, on peut être cueilleur et sortir un revenu. Mais la rentabilité repose cependant sur la transformation. Je me suis équipé au fur et à mesure de machines pour valoriser le produit. Au lieu de faire un produit brut à 5 euros, pouvoir faire un produit à 20 ou 30 euros. Il faut environ huit kilos frais d'ortie pour obtenir un kilo sec ».

Bien sûr, Denis Chaud ne ramasse pas les plantes partout. Pour avoir le label bio, il faut se positionner loin des grands champs agricoles ou de la plaine de Limagne... Il y a des prélèvements, un contrôle, le bio ne s'improvise pas.

« Le fait de faire du bien aux gens avec des produits locaux, parfois bio, c'est quelque chose à défendre » avouait-il.

Si vous êtes intéressé par ce métier, Denis Chaud se fera un plaisir de vous initier au pouvoir des plantes que l'on retrouve dans les produits de Camille Monnier.

Le 11 juin, Camille Monnier a aussi remporté le Concours « Elles du Territoire » dans la catégorie « parcours et résilience ». Ce concours régional est organisé par le Crédit Agricole Centre-France, la Société des eaux de Volvic et la Clermont School of Business.

Denis Chaud comme tous les cueilleurs y est aussi pour quelque chose.

www.sicarappam.com et maison-happy.fr

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