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Le groupe de punk « 111 » est prêt à vous faire danser sur des braises le 17 juillet à Ambert 

10h20 - 09 juin 2026 - par Info Clermont Métropole
Le groupe de punk « 111 » est prêt à vous faire danser sur des braises le 17 juillet à Ambert 
Le trio 111 passera juste avant Airbourne, sur la petite scène, histoire de chauffer un peu plus le public. - © Gaëtan Clément

Le trio post-punk lyonnais sera au World Festival d'Ambert le vendredi 17 juillet pour nous offrir un rock sans fard et sans excuse. Avant Airbourne, sur la petite scène à 22 h 10, le groupe risque déjà de placer la plaine d'Ambert en alerte canicule.

111, c'est un trio mais bien plus encore. Pour Jules Barras, le batteur, ce nombre, c'est les 111 décibels que les spectateurs prennent dans la figure lors des concerts du groupe. Mais pas que... Sans rentrer dans des calculs qui feraient aussi mal à la tête, 111 c'est bien la puissance que dégage ce groupe sur scène quand ces trois éléments fusionnent.

Emma Cordenod à la basse et au chant, à l'origine du groupe, Yvain Poncet à la guitare et aux chœurs, et Jules Barras le batteur, se sont rencontrés au gré des dispositifs d'accompagnement dans la SMAC des Abattoirs en Isère, en 2022. Et tout de suite cela a pris avec le punk en étendard.

Évacuer la colère

« Pour nous le punk, c'est plus un état d'esprit explique Emma. Le punk c'est l'état d'esprit du groupe, on est délibérément dans le lâcher prise et la liberté. On souffle un peu sur les esthétiques rock de A à Z, on fait un peu ce que l'on veut. Mais l'équilibre du groupe se retrouve sur scène et sur un truc hyper spontané. On nous associe au punk car dans l'état d'esprit il y a beaucoup de liberté et de contestation mais musicalement on surfe un peu sur toutes les vagues à notre guise, comme cela nous chante et on s'en fout. »

111 s'est construit sur la scène, de l'underground lyonnais à la SMAC des Abattoirs et est engagé dans l'action culturelle auprès de tous les publics, notamment les détenus et les collégiens.

Des ateliers d'écriture à la création d'une chorale rock avec des 4e, l'humain et l'émotion sont au cœur des projets menés par le trio.

« On se retrouve avec l'envie de faire quelque chose de sincère avec plein d'énergies expliquait Jules. Dans 111, au cœur du propos, c'est sortir un peu cette colère par rapport à plein de trucs qui ne vont pas dans le monde. On essaie d'exprimer cela avec un punk très énergique qui nous semble plus naturel. »

Comme il est de coutume, le punk est un bon vecteur pour distiller des messages, souvent en anglais mais toujours avec des mots forts.

« Ce sont clairement des propos féministes confie Emma. Dans le premier album comme dans le second que nous sommes en train d'enregistrer et qui sortira l'an prochain. Avec différentes nuances de colère. De la colère rouge, rage, à la colère froide. Mais avec de l'humanité car ce n'est pas contradictoire. Car si on est sur scène, c'est aussi pour danser sur les braises avec le public. Fédérer et retrouver cette espace de liberté qui est la scène mais avec le public et dans une volonté de construire un monde meilleur. C'est bateau mais c'est vraiment ça. On le voit au stand de merchandising à la fin, les gens nous disent merci, cela fait du bien, et ils sentent mieux. »

Sororité et solidarité

Se sentir moins seul dans cette situation de contestation et dans ce refus comme le dit Jules, cela permet aux gens de se réunir autour de leurs idées et de se sentir accompagnés. « Il y a de la solidarité dans nos propos, de la sororité aussi et les gens l'entendent rappelait Emma. Ils sortent du concert avec le sourire et remplis d'amour. Ce n'est pas que de la colère. »

Pour eux, jouer au festival d'Ambert le 17 juillet, un festival plus généraliste, permettra de séduire un nouveau public sans déroger à son état d'esprit.

« Nous avons la chance de faire une musique qui en live est assez fédératrice et évidente à comprendre donc on n'a pas forcément de grosse barrière ou d'inquiétude à aller se produire devant un public qui n'est pas obligatoirement le nôtre rappelle Yvain. On fait des morceaux assez lisibles dans un univers pop avec des refrains, des mélodies. Le propos est assez évident et on peut rallier le temps d'un concert un public qui n'aurait pas cru être séduit par nos propositions. Aller jouer devant des publics différents c'est enrichissant car le retour du public rend l'expérience différente aussi. »

En plus, le trio passera juste avant Airbourne, le grand groupe de hard rock australien, sur la petite scène, histoire de chauffer un public qui n'en attendait pas tant.

« Oh Wow » album sorti en février 2025. Il reste encore quelques places sur festival-ambert.fr pour le vendredi et le samedi.

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