Clermont-Ferrand ° C
mardi

Festival Urban Clermont : « S'éparpiller partout pour montrer ce que l'on fait »

17h10 - 14 avril 2026 - par Info Clermont Métropole
Festival Urban Clermont : « S'éparpiller partout pour montrer ce que l'on fait »
Breaking et hip-hop seront bien sûr à découvrir. - © Hermès Milio

Organisée par Supreme Legacy, la 5e édition du festival se tiendra du 6 au 10 mai à Clermont-Ferrand. Un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés du mouvement Hip-Hop. Spectacles, compétition de breaking, contest de rap, ateliers, soirée afterwork... le festival réunira artistes, professionnels et passionnés autour de temps forts placés sous le signe du partage et de la créativité. Entretien avec Lucky, champion de France de Break Dance et pilier de Supreme Legacy.

Vous faites beaucoup de choses avec Supreme Legacy mais l'évènement du printemps pour vous, c'est ce festival ?

C'est vrai que depuis le début, nous essayons de créer des choses différentes durant ce festival, avec des spectacles, des battles, des ateliers... On travaille un nouveau spectacle complet pour l'afterwork qui a lieu à La Coopérative de mai le 7 mai à 18 heures. Et on travaille beaucoup sur la Battle surtout pour inviter des équipes et des jurys.

Comment est né ce festival ?

Les premières éditions ont eu lieu avec Urban Gerzat, Urban Thiers et Urban RLV. L'objectif était juste de montrer notre discipline à un large public dans le plus de communes possibles. Le projet nous a plu, on travaille avec beaucoup d'associations, alors on s'est dit qu'on pourrait le faire à Clermont. Nous avons notre studio ici. Notre objectif c'est de faire le maximum d'évènements, que ce soit des compétitions, des spectacles ou des ateliers dans des collèges ou des écoles. S'éparpiller un peu partout pour montrer ce que l'on fait.

Ce studio aux Pistes est un outil récent et essentiel à votre évolution ?

Cela fait depuis 2013 et la création de Supreme Legacy que le coach Mickaël Pecaud essaye de trouver un lieu pour nous. On a eu la chance de l'inaugurer il y a deux ans, on peut s'entraîner quand on veut. Avant, nous n'avions pas de salle pour nous entraîner alors pour les préparations de compétitions, les championnats de France, on s'entraînait dans un garage, peu importe, où on pouvait. Nous n'avions accès qu'à une salle 2 heures par semaine... en plus, là, on est au cœur de Clermont, on est bien installés.

Votre discipline c'est le breaking mais durant ces 5 jours il y aura d'autres disciplines ?

Oui on ne voulait pas faire que de la danse. Il y a du rap, du graffiti, beaucoup, du Djing (pour les futurs DJ, N.D.L.R.), un atelier de danse avec deux danseurs de hip-hop, les Gamal le 6 mai à la salle Nelson Mandela, qui sont très forts, donc on essaye de changer. Il y a Lorenzo un danseur de Lempdes. Il y a des ateliers avec les danseurs de Supreme Legacy, on a le spectacle Impulse dans la salle de spectacle du PIC le 8 mai à 20 heures. Depuis mars nous avons une date jusqu'au mois d'août.

Plus d'une vingtaine de personnes vont être sur le coup. En intervenants, on essaye de changer un peu et l'an dernier, nous avions plein d'interventions en même temps. Nous étions à l'Opéra de Clermont-Ferrand, en même temps à Croix-de-Neyrat et le soir à La Coopérative de mai pour l'afterwork, donc le public était là, c'était rempli. Pour le battle King Dôme on a fait 700 personnes. On espère faire encore mieux (RDV le 10 mai à La Coopé).

Comment vous vous préparez, quel est votre quotidien entre le sport et la création ?

J'ai commencé le break en 2014 et avec le reste de l'équipe nous ne faisions que de la compétition jusqu'en 2017 avec des battles pour se faire connaître dans ce milieu. En 2017, Mickaël a créé le premier spectacle, « Hip-Hop Culture ». On faisait aussi pas mal d'interventions et de cours. À partir de 2021 on a vraiment donné vie à La Compagnie, avec un spectacle par an, nous sommes au 7e spectacle il me semble. Compétitions, spectacles, transmission et organisation d'évènements... on essaye de faire un peu de tout car certains vivent de la danse et veulent faire des spectacles, sinon ils font cela par plaisir donc ils ne font que des battles ou des entraînements... moi je fais de la compétition, je donne des cours et je fais des spectacles.

Comment voyez-vous l'ampleur qu'a prise Supreme Legacy ? C'est assez rafraîchissant pour la ville...

Au début on était juste une petite famille, je suis avec eux depuis tout petit, c'est une bande de potes qui bouge partout dans le monde pour faire ce qui nous plaît, des battles. Le fait de pouvoir transmettre ce que l'on aime aux gens, aux plus jeunes, cela nous fait plaisir. On est un peu reconnus, dans la compétition ou dans notre ville. C'est très gratifiant. On essaye de danser avec les plus jeunes aussi pour les accompagner. J'espère continuer dans cette discipline le plus longtemps possible car je ne peux pas me plaindre, c'est la belle vie. Même si c'est dur mentalement.

Si des enfants ou des plus grands veulent essayer comment on fait ?

Dans notre studio, on fait un peu de tout. Et si les gens veulent découvrir le hip-hop, que ce soit du Graf, du rap, du break, ou même faire des cours de self-défense cardio box, il faut aller sur le site, il y a toutes les infos ou venir nous voir. On a beaucoup de créneaux et on peut regarder ce qui peut plaire. On organise aussi pas mal d'évènements, il faut suivre nos réseaux.

Programme et billets sur www.urbanclermont.com

0 commentaires
Envoyer un commentaire