Romuald Maufras : "Réfléchir et rire du monde qui nous entoure"
Romuald Maufras se produira le vendredi 30 janvier à 20 h 30 à La Comédie des Volcans à Clermont-Ferrand avec son spectacle "Saison 3". Entretien avec l'humoriste, qui ne manque ni d'esprit critique ni de " bon sens ".
Romuald, quels sont les thèmes que vous abordez, votre spectacle étant différent tous les ans ?
C'est toujours autour de l'actualité, de l'absurdité des gens qui nous gouvernent. Mais pour cette année, il y a quand même un gros pôle sur le pouvoir d'achat. De façon générale, on reste dans le même esprit des chroniques du dimanche à retrouver sur les réseaux sociaux.
En fait, on essaie d'avoir une réflexion plus critique sur ceux qui nous dirigent, sur le monde qui nous entoure, sur ce qu'on va devenir si on continue à ne pas réfléchir ensemble.
Vous évoquiez vos vidéos. Toujours dans votre cuisine et toujours en train d'éplucher des carottes ?
Les vidéos ont commencé pendant le Covid car on ne pouvait pas sortir de chez soi. Une mise en scène s'est mise en place par voie de fait étant bloqué dans ma cuisine. Un jour, j'ai mis une caméra et j'ai décidé de raconter ce que j'avais sur le cœur.
Vous mettez-vous des limites ? Y a-t-il des sujets " tabous " ?
Je pense qu'on peut parler de tout à partir du moment où c'est drôle. Donc, je ne m'interdis rien. Si je m'interdisais des sujets, il n'y aurait pas de spectacle. Chaque sujet peut a priori déranger quelqu'un. C'est d'ailleurs ce qu'on peut voir sous les vidéos dans les commentaires. Même s'il y a 10 000 ou 20 000 likes, j'ai remarqué qu'il y a toujours une personne qui n'est pas contente. Du coup, s'il faut faire plaisir à cette personne-là, il n'y a plus de vidéo, il n'y a plus de spectacle. Il faut donc se débrouiller en étant drôle.
Si demain je commence à faire un sketch sur les trains qui arrivent à l'heure, je pense que vous ne m'auriez pas appelé et pour en parler. Aussi, il faut faire des sketchs sur des choses qui ne sont pas commodes de prime abord.
Où puisez-vous votre " inspiration " ? Vous écoutez les radios tous les jours, regardez les chaînes d'info ?
L'inspiration vient des choix qu'on nous impose. Et on se tient informé au quotidien. L'idée, c'est également de recroiser les informations pour être certain de leur véracité. Après ça vient tout seul, comme le budget 2026 qui n'a jamais été voté, ou Brigitte Macron qui traite d'autres femmes de " sales connes ".
En fait, malheureusement, on n'a pas besoin de chercher beaucoup. Et je répète bien, malheureusement. J'ai vraiment envie de dire : vivement le jour où tout va bien, ça serait même une bonne chose que je sois au chômage. Ça voudrait dire qu'il n'y aurait plus de problème dans le monde. Et ce serait vraiment génial. Mais je n'ai pas l'impression que ça va arriver !
Le titre de votre premier spectacle était " Quelqu'un de bien ". Pensez-vous être quelqu'un de bien ?
Pour moi, " quelqu'un de bien " fait tout simplement écho à une manière de penser qui est régie par le bon sens. Donc oui, dans la manière dont je me comporte.
Je me rappelle une phrase du premier spectacle : " Si tu ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, en fait, il n'y a plus de problème ". À quel moment les dirigeants politiques l'ont oubliée ?
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