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Larbi Benboudaoud : « J'espère que la lumière qui brille pour les JO laissera un héritage »

16h46 - 17 octobre 2023 - par Guillaume Bonnaure
Larbi Benboudaoud : « J'espère que la lumière qui brille pour les JO laissera un héritage »
Larbi Benboudaoud avec son ami Nicolas Sigaud, entraîneur au Judo Club Aubièrois.

Le 28 septembre, Larbi Benboudaoud, champion du monde, médaillé d'argent aux JO de Sydney en 2000 en moins de 66 kg, directeur des relations sportives et institutionnelles à France Judo, est venu au Judo Club Aubièrois, un club qu'il affectionne.

Vous étiez venu dans un club de la Creuse il n'y a pas longtemps. Vous revenez à Aubière. C'est important d'être présent sur le territoire ?

Je suis directeur des relations sportives et institutionnelles. Je touche différents secteurs de la Fédération. Cela va de la formation à l'international, les relations avec l'Union européenne et la Fédération internationale. J'ai connu le très haut niveau mais je fais plus de territoire. Je viens de là et j'y suis très attaché. Comme je suis très attaché au club d'Aubière. Avec Nicolas Sigaud, cela fait des années que je viens. Quand tu es judokas de très haut niveau, tu es sur l'international mais l'avantage que j'ai c'est que je viens ici avec plaisir. Je suis plus en région pour mettre en place les différents dispositifs de France Judo. Revenir à la base c'est hyper important. Car j'aime ça et j'ai des potes dans toute la France grâce au judo. Je suis toujours bien accueilli. Et quand tu sais que tu vas partager des bons moments pendant les entraînements, du partage, il ne faut pas s'en priver.

Il est particulier ce club d'Aubière ?

Oui car j'ai une histoire avec ce club. Depuis 2004 je viens ici. À Aubière ce sont des amis. Il y a aussi les à-côtés, l'implication de Michel Bandon, son association... Nicolas Sigaud, je l'ai retrouvé sur les compétitions internationales avec les judokas africains qu'il suivait. Je me suis lié d'amitiés avec eux. C'est une histoire de personnes. J'aime venir ici. Ce serait bien que toutes nos « stars » du judo, dans la limite de leur emploi du temps, puissent le faire aussi. Cela te ramène à la base et un peu d'humilité cela ne te fait pas de mal.

Comment se porte le judo français au-delà des grands champions que sont par exemple Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou ?

On a toujours une équipe de France féminine très forte. Chez les garçons, c'est une équipe en reconstruction et il faut du temps pour transformer une équipe, mettre en place les bonnes stratégies. Le haut niveau doit être au service de la masse. C'est une niche, c'est 0,1 % et le plus important c'est d'être dans les clubs. Et là le judo se porte bien. On a subi comme tout le monde la crise du Covid. Et nous, nous sommes un sport de contact. On s'est bien relevé, il y a eu une nouvelle gouvernance avec Stéphane Nomis, le président de la Fédération. Il vient du monde de l'entreprise et il amène un autre point de vue. Avoir les Jeux olympiques en France, c'est une sacrée opportunité pour nous pour la politique sportive car on reçoit le plus grand évènement de la planète. Cela a été bénéfique pour le sport français. J'espère que cette lumière qui brille pour les JO laissera un héritage et continuera à briller pour nos territoires. Si tu ne prends pas soin de la base de ta pyramide, tu n'auras jamais de sommet.

Est-ce que l'organisation des JO n'a pas vu petit en termes de salles pour accueillir les combats et tous ces spectateurs ?

Oui c'est sûr que si nous avions eu Bercy, on le remplissait. Mais nos élus de la Fédération ont pris une bonne décision : 5 000 places ont été redistribuées dans les clubs du territoire. Sur 530 000 licenciés, c'est une goutte d'eau mais l'intention est bonne. Ce sont les JO de Paris mais de la France avant tout.

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