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Des modèles de légende pour le plaisir des yeux et des oreilles

12h12 - 19 mai 2023 - par Info Clermont Métropole
Des modèles de légende pour le plaisir des yeux et des oreilles
La Yamaha YZR500 OW81 de 1986 du Clermontois Christian Sarron.

Dans les paddocks et sur le circuit, les spectateurs du Charade Super Show découvriront des voitures légendaires venues de toutes les disciplines (monoplace, prototype, GT, tourisme, rallye, drift, moto) et couvrant un siècle d'histoire.

Matra MS120C châssis #04 de 1972. Fin 1972, Matra quittait la Formule 1 couvert de 9 victoires et d'un titre pilote décroché par Jacky Stewart. Seule ombre au tableau, ces succès avaient tous été obtenus grâce à une écurie et à un moteur anglais (Tyrrell et Ford-Cosworth), et aucun par l'équipe française et son V12 « maison ». Six années durant, tout l'hexagone avait attendu la victoire d'un Beltoise, Pescarolo ou Amon, la plus belle occasion manquée ayant été pour ce dernier, lors du Grand Prix de France 1972 disputé le 2 juillet à Charade. Ce jour-là, le Néozélandais semblait imbattable.

Parti en pole position après avoir pulvérisé le record du grand circuit en 2'53« 4 à 167,232 km/h de moyenne (jamais égalé), il dominait les débats quand une crevaison l'obligeait à passer par les stands après la mi- course. Reparti 8e, il finissait sur le podium, améliorant à plusieurs reprises le record du tour en course. Hommage à cet exploit, le châssis présenté au Charade Super Show n'était autre, ce jour-là, que la voiture de réserve de Chris Amon.

1973 Alpine A440 châssis #00

En hommage à Jean-Pierre Jabouille décédé le 2 février dernier, les spectateurs du Charade Super Show pourront admirer en piste l'Alpine A440 châssis numéro 0 qu'il avait piloté ici même 50 ans plus tôt. Si tout le monde connait l'Alpine A442 de 1978, on ignore souvent que la barquette jaune et noire ne vint pas décrocher la victoire au Mans du premier coup, mais fut précédée par deux autos dont cette A440 bleu-blanc-rouge par laquelle tout avait commencé.

Le 17 juin 1973, c'est à son volant que Jean-Pierre Jabouille devait participer au Trophée d'Auvergne pour lequel il s'était qualifié 3e. Hélas, le »grand blond« n'avait pu prendre le départ de cette manche comptant pour le Championnat d'Europe des Sport-Prototypes 2 litres à cause d'un radiateur percé par une pierre lors du tour de formation... Voiture peu fiable, trop lourde et insuffisamment puissante, il faudrait toute la science du grand metteur au point parisien pour en faire une machine à gagner cinq ans plus tard.

1986 Yamaha YZR500 OW81

Avec la présence de Christian Sarron, les spectateurs verront évoluer l'un des quatre Français à s'être imposé en championnat du monde de vitesse moto depuis 1949. Si le natif de Clermont-Ferrand est arrivé deux années trop tard en »Continental Circus« pour disputer l'un des dix Grand Prix de France tenus à Charade (entre 1959 et 1974), il connait très bien l'ancien tracé pour y avoir travaillé ses trajectoires dès l'âge 16 ans au guidon de sa 125 Motobécane.

Dimanche 21 mai, il retrouvera le grand circuit ainsi que deux de ses Yamaha emblématiques : une TZ 750 de 1977 et une YZR 500 OW81 de 1986. Cette dernière avait permis aux 5 pilotes Yamaha de se classer dans les six premiers du championnat 1986, offrant le titre au constructeur nippon.

 

1992 Lancia Delta Gr. A & 2023 Delta Evo-e RX

Avec six titres consécutifs de 1987 à 1992, la Lancia Delta reste à ce jour la voiture la plus dominatrice de l'histoire du championnat du monde des rallyes. Au-delà de son palmarès exceptionnel, cette icône fascine toujours les youngtimers par ses formes anguleuses et compactes signées Giugiaro.

Deux versions exceptionnelles seront présentées au Charade : une Groupe A aux couleurs »Martini« pilotée durant la saison 1992 par le quadruple champion du monde des rallyes Juha Kankkunen ; et une Evo-e RX de Special ONE Racing qui disputera le championnat du monde de rallycross 2023 aux mains de Sébastien Loeb et de Guerlain Chicherit. Cette dernière, avec ses 500 kW (680 cv) sous le capot, peut abattre le 0 à 100 km/h en 1,8 seconde... soit 7 dixièmes de moins qu'une F1 sur la même mesure ! De quoi promettre de spectaculaires donuts aux spectateurs du Super Show !

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