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Mondial 2023 : « la proximité avec Saint-Étienne et Lyon est une chance pour le Puy-de-Dôme »

12h08 - 10 novembre 2022
Mondial 2023 : « la proximité avec Saint-Étienne et Lyon est une chance pour le Puy-de-Dôme »
Pierre Millet, Directeur du site de Saint-Étienne pour la Coupe du monde 2023 de rugby, attend de nombreux supporters clermontois à Geoffroy Guichard. - © Guillaume Bonnaure

Fin septembre, l'AuRA Rugby Tour a pris ses quartiers Place de Jaude avec un parfum de Coupe du monde 2023. Rencontre avec Pierre Millet, le directeur du site de Saint-Étienne qui accueillera de nombreux Auvergnats amoureux de rugby.

Directeur du site de Saint-Étienne pour la coupe du monde 2023, Pierre Millet s'occupe de l'organisation des quatre matches à Saint-Étienne et d'une partie de la Région AURA. Professionnel des grands évènements sportifs, il a travaillé pour l'Euro 2016 de football, pour des championnats du monde de handball et pour l'America's Cup en voile.

À moins d'un an du début de la Coupe du monde, comment se passent les préparatifs ?

Nous sommes clairement dans la dernière ligne droite, on est à fond. Nous sommes dans la préparation du stade, dans celle des camps de base, des terrains sur lesquels vont s'entraîner les équipes. On est dans la dernière ligne droite. Nos volontaires sont recrutés, nous commençons à leur affecter des missions, on va les rencontrer. On sent que c'est parti !

Avec la présence sur Saint-Étienne de l'Australie, une équipe qui a remporté deux fois ce trophée...

Oui, sur le territoire de Saint-Étienne métropole, il y aura le camp de base de l'Australie. Cela permet de faire vivre le territoire et préparer l'arrivée d'une équipe comme ça, cela lance la Coupe du monde. C'est une candidature métropolitaine et nous avons l'hôtel des Wallabies qui est situé sur la ville de Saint-Galmier, le Domaine de la Charpinière (Un Resort and Spa quatre étoiles N.D.L.R.). Et le terrain d'entraînement sera situé sur la commune d'Andrézieux-Bouthéon. Il y a beaucoup de travaux pour les accueillir, ce sera un héritage pour le rugby derrière et le club qui est en Fédérale 2. Les équipes ont visité plusieurs camps de bases et ce sont eux qui ont fait leur choix. À la discrétion du team manager.

Avec la Nouvelle-Zélande qui a choisi de s'installer à Lyon, c'est le Pacifique qui pose ses valises en Région AURA ?

Ce sont deux équipes incroyables et il y a aussi l'Italie qui jouera au Parc OL et à Geoffroy Guichard. On a beaucoup de chance dans notre région avec les équipes que l'on reçoit. Fidji Australie est la plus grosse affiche. La dernière équipe qualifiée (Kenya, Portugal, USA ou Hong Kong) jouera à Saint-Étienne contre l'Australie. Il y a une grosse communauté portugaise qui pousse et qui a envie de voir sa sélection. Ils peuvent se qualifier et on sera ravi d'accueillir l'équipe qualifiée.

La billetterie a eu du succès ?

On est plein, on attend des stades combles sur toutes les villes avec des publics en folie qui viennent de toute la France et du monde entier. Il y a une vraie attente avec les pandémies. On sera l'un des premiers grands évènements sportifs à accueillir le monde.

Cette Coupe du monde est un moyen de porter un éclairage nouveau sur Saint-Étienne ?

C'est une ville qui mérite d'être connue, la métropole a engagé une transformation depuis plusieurs années. On sera ravi d'avoir des Océaniens qui viennent visiter la Région car ce n'est pas seulement Saint-Étienne, c'est toute la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est très belle et on est ravi de leur faire découvrir.

Et le Puy-de-Dôme dans tout ça ?

Nous poussons pour une découverte plus large que les deux villes qui accueillent des matches, on veut que les régions soient mises en avant. La chance du Puy-de-Dôme et de Clermont-Ferrand, c'est la proximité de Lyon et de Saint-Étienne. Cela veut dire que ça fait neuf matches à moins d'une heure et demie de voiture. C'est génial pour les supporters puydomois d'arriver à se déplacer pour voir ces matches.

Y aura-t-il des facilités pour se déplacer à Saint-Étienne ou Lyon ?

Il y a une grande discussion entre les métropoles hôtes pour augmenter la fréquence des bus, des trains car on est partenaire avec la SNCF. Nous sommes en discussion, ce n'est pas arrêté mais on travaille fort dessus. Nous avons 70 % des détenteurs de billets qui veulent venir en transports en commun. Donc maintenant, il faut être au rendez-vous.

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