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Claude Barbin

09h50 - 13 juillet 2021
Claude Barbin
Claude Barbin, se représentera pour un nouveau mandat à l'automne 2021. (Photo GB)

Le souci c'est l'emploi. Il n'y a pas un restaurant ou un hôtel qui ne vous dira pas qu'il n'a pas de problème pour recruter. Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie depuis cinq ans, Claude Barbin terminera son mandat en novembre 2021. Avant de se représenter, il fait le point sur la situation économique du département.

Quelle est la situation des entreprises dans cette période critique ?

Nous ne pouvons pas globaliser la réponse. Nous sommes obligés de tenir compte des entreprises qui n'ont pas fermées et celle-ci ont raisonnablement bien résisté et plutôt bien travaillé notamment dans le secteur de l'artisanat. Ensuite, il y a les entreprises qui ont été fermées administrativement mais qui ont eu une aide de l'état. Elles ont résisté grâce à ces aides. Je fais un différentiel entre ceux qui sont propriétaire de leurs murs, sans loyer à payer et les autres. Puis il y a ceux qui ont connu des moments très difficiles comme les salles de sport et l'événementiel. L'aide de l'état a été vertueuse et comme tout a été perfusé, les défaillances d'entreprises n'ont pas été présentes. Les professionnels disent que les entreprises qui allaient mal avant cette crise du Covid iront mal après. Celles qui ont souffert devraient normalement s'en sortir.

Y a-t-il des entreprises en difficulté ?

Les secteurs sur lesquels nous devons être vigilants, c'est le secteur aéronautique. Il doit être accompagné car ce sont des fleurons de notre territoire. Il est très présent chez-nous avec Aubert et Duval ou Constellium. Les aéroports sont dans la souffrance et le redémarrage des vols se fera à partir du 15 septembre. L'aéroport d'Aulnat est en travaux et est fermé en août. On commencera à voir une relance de cette économie-là à cette date. Nous sommes tous très attentifs au redémarrage. Au-delà des grandes entreprises, nous avons de nombreuses entreprises familiales qui maillent le territoire et font le dos rond. Elles ont peut-être moins de comptes à rendre à des actionnaires. Et quand tout repart, elles sont peut-être moins brillantes que d'autres. Notre territoire grandit moins mais souffre moins.

Selon certains spécialistes, les effets de la récession pourraient être effacés dans six mois...

Il faut aussi prendre en compte que la population n'a pas dépensé, elle a épargné. Les gens ont un besoin de se rencontrer et de consommer. Le consumérisme repart à fond. Mais le souci c'est l'emploi. Il n'y a pas un restaurant ou un hôtel qui vous dira qu'il n'a pas de problème pour recruter. C'est le leitmotiv permanent sur ces métiers-là. Dans la construction aussi. Et sur les communautés de communes qui entourent Clermont-Ferrand car elles ont beaucoup de mal à trouver des salariés qui veulent venir dans les Combrailles ou des territoires au-delà d'une heure de route.

Comment avez-vous vécu ce mandat qui s'achève ?

Pendant ces cinq ans, j'ai eu un dialogue confraternel avec ces deux organisations patronales. Nous avons piloté ensemble la dynamique économique du territoire dans un triptyque vertueux. La transparence et le dialogue ont été présents en amont de toutes les assemblées générales. Toutes les forces institutionnelles, politiques et économiques ont travaillé ensemble. Sur la partie mobilité, sujet très important pour ce territoire et l'axe sur Paris, nous avons créé une association qui s'appelle « Objectif Capitales ». Ce territoire a eu le soutien de Michelin, de Limagrain, du monde pharmaceutique pour réussir le challenge du train. En 2023, nous aurons de nouvelles rames et une nouvelle régularité. Le monde politique, la Région et le Département ont été avec nous. Et nous continuerons à travailler ensemble !

Vous vous représentez ?

Les deux organisations patronales ont décidé de faire une liste unique considérant que nous devions tous aller dans le même sens pour l'économie du territoire. Les élections auront lieu du 26 octobre au 9 novembre. C'est une décision volontariste du MEDEF et de la CPME et les deux bureaux ont souhaité que je mène cette liste pour les cinq prochaines années. C'est une reconnaissance et une fierté. Nous avons montré à nos amis rhônalpins qu'il y avait un grand dynamisme économique sur notre territoire mais aussi un « eldorado vert » mis en valeur par une nouvelle génération qui veut s'installer ici. Nous devons accélérer l'économie du Puy-de-Dôme dans le respect des bassins de vie et en montrant la richesse de l'Auvergne aux Rhônalpins. Je veux aussi plus de parité. Je me suis engagé à composer mon bureau de cinq femmes et de cinq hommes. Le poste de vice-président sera tenu par une femme.

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