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Pierre Pécoul dévoile ses ambitions pour la ville de Riom

08h41 - 11 janvier 2021
Pierre Pécoul dévoile ses ambitions pour la ville de Riom
« Notre projet phare, c'est la réhabilitation de l'ancien centre de détention », rappelle Pierre Pécoul.

Il a été réélu à la tête de la mairie de Riom au mois de juin dernier.

On imagine que les premiers mois de votre nouveau mandat ont été accaparés par la gestion de la crise sanitaire, quelles sont les mesures principales que vous avez prises pour faire face à l'épidémie ?

La crise du printemps ne fut pas facile mais elle nous a permis d'acquérir un peu d'expérience. Ce fut d'autant plus difficile que nous étions en pleine période électorale. Nous avons travaillé avec l'État pour appliquer toutes les consignes. Nous avons été à l'écoute de la population en travaillant avec les associations locales. Nous avons appelé les personnes âgées afin de lutter contre l'isolement. Mon sentiment, c'est que nous avons senti un besoin plus important sur le premier confinement que sur le second. Nous avons souhaité préserver la santé de nos 350 agents, afin de leur garantir une sécurité au travail. Nous avons mis en place le télétravail, en l'améliorant lors du second confinement et en créant une charte spécifique. Mais c'est une période très difficile. Les gens ont peur, ils en ont ras le bol. Nous sommes inquiets. Tout le monde a besoin de retrouver des relations sociales normales.

Que comptez-vous faire au niveau du cadre de vie pour ce prochain mandat ?

C'est l'une de nos priorités. On sent aujourd'hui un intérêt pour les villes moyennes comme les nôtres. Je crois que nous avons un atout à jouer, à Riom bien sûr, mais aussi avec la communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans, qui dispose de la compétence économique. On va continuer à améliorer le cadre de vie afin que les gens aient envie de venir ici. À court terme, Il s'agit de lutter contre les incivilités comme les déjections canines ou les dépôts de poubelles sauvages. L'incivisme de certains est un gros problème. À moyen et long terme, c'est de poursuivre les aménagements déjà engagés dans le centre-ville et les quartiers, continuer la voie verte à l'entrée sud de la ville avec la participation des citoyens. Cela nous permettra de développer les modes de déplacement doux. Il s'agira aussi de continuer à mettre en valeur les espaces verts de Riom, de travailler sur les infrastructures sportives, de faire l'extension de la piscine avec RLV, de créer un nouveau gymnase, des terrains synthétiques de foot ou encore de rénover l'école Jean-Rostand.

Que comptez-vous faire pour le centre-ville de Riom et ses commerces ?

Nous avons réussi à diminuer le taux de vacance commerciale. Il est aujourd'hui inférieur à 10 %. Et malgré la crise sanitaire, il n'y a pas eu trop de dégâts jusqu'à ce jour. Nous avons exonéré les commerçants des droits de terrasse, supprimer les taxes sur la publicité, proposer des exonérations des droits d'installation pour les commerçants du marché ou encore rendu le stationnement gratuit pendant une période. Pour le stationnement, c'est une perte de recettes de 200.000 euros pour la collectivité. La Ville va offrir des « chèques pass » à ses agents afin qu'ils puissent faire des achats dans les commerces du centre-ville.

L'annonce de la reprise de MSD par le groupe Fareva vous rassure-t-elle sur le plan de l'emploi ?

La reprise effective de MSD par le groupe Fareva a lieu le 15 janvier. Tout est en ordre. Bernard Fraisse, son président, a des beaux projets pour Riom. On parle de 40 M d'€ d'investissements dès la première année. Si la partie recherche n'est pas reprise, nous avons des contacts avec d'autres groupes. Plus largement, au niveau de RLV, c'est plus de 200 millions d'euros d'investissements qui sont prévus dans les trois prochaines années. On peut citer Bacacier à Riom, Carbogen au Biopôle de Saint-Beauzire ou Limagrain avec un nouveau moulin. Nous avons également de gros espoirs avec le groupe Hermès qui a annoncé une nouvelle implantation.

Que comptez-vous faire en matière de sécurité pour les Riomois et Riomoises ?

Elle a été l'un des grands axes de notre campagne. Nous avons souhaité augmenter le nombre de caméras de vidéoprotection pour le porter de 30 à plus de 80. Nous avons bénéficié des aides de la Région. On voit déjà les résultats comme sur le quartier du Couriat. Cela permet de travailler également avec la police nationale. Nous avons une douzaine de policiers municipaux et notre objectif est de développer la police verte pour éviter les incivilités. Je souligne que la sécurité, ce n'est pas que de la répression, c'est aussi la prévention que nous menons avec les associations.

Quels sont vos autres projets pour ce mandat ?

Notre projet phare réside dans la réhabilitation de l'ancien centre de détention dans lequel nous envisageons de mettre des services de la Ville, voire de l'agglomération. Tout n'est pas encore défini. Dans ce site d'une emprise de 1,2 hectare, il y aura un aménagement de parkings. L'idée, c'est de reproduire ce que l'on a fait avec les Jardins de la culture. Nous souhaitons également travailler sur le quartier des tanneries, ramener des services publics et proposer une offre médicale en centre-ville. Bien sûr, nous nous félicitons de l'arrivée de l'EFCAM (école de cinéma et d'audiovisuel) en centre-ville avec plus de 60 étudiants. Nous, les élus, travaillerons étroitement avec des référents de quartier qui assureront le lien avec la population. C'est une chose que nous n'avons pas pu faire durant le premier mandat et nous allons avancer là-dessus.

Comment imaginez-vous Riom à l'horizon 2030 ?

Je reste confiant dans l'avenir malgré la conjoncture et la crise sanitaire que l'on vit. Nous vivons dans une ville à taille humaine. Nous allons poursuivre son aménagement, lui donner des poumons verts pour que l'on s'y sente bien. Ceci nous permettra, avec l'aide de l'agglomération qui peut favoriser les entreprises à venir s'installer ici, de ramener une nouvelle population, de créer de l'emploi et de générer ainsi davantage de recettes pour la collectivité. On peut me dire ce que l'on veut, sans emploi, il n'y a pas d'essence pour alimenter le bassin de vie. Nous travaillons pour l'avenir de nos enfants afin qu'ils aient envie d'y rester, d'y venir ou revenir.

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