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Olivier Bianchi : « Nous allons réaliser la transition écologique de la cité »

17h58 - 21 septembre 2020
Olivier Bianchi : « Nous allons réaliser la transition écologique de la cité »
« J'ai choisi de dédier ma vie au service public », affirme Olivier Bianchi, le maire de Clermont-Ferrand.

Réélu facilement maire de Clermont au mois de juin, puis président de Clermont Auvergne Métropole dans la foulée, Olivier Bianchi a fait sa rentrée médiatique le 16 septembre. Celui qui se pose en « maire fédérateur » a abordé, devant la presse locale, de nombreux thèmes et projets qu'il entend porter et défendre au cours de son prochain mandat. Les déplacements, la transition énergétique et les mutations urbaines constitueront les grands axes de son action au cours des prochaines années. Morceaux choisis...

La transition écologique.

Le maire l'a affirmé d'emblée. « Oui, nous allons réaliser la transition écologique de la cité. Ce n'est pas une nouveauté pour nous. On va aller dans l'opérationnalité et il va y avoir de plus en plus de projets », a souligné l'édile, qui a mis en avant l'inauguration au cours des derniers jours de deux parcs urbains (Les squares Gabriel Pasturel et Henri Pourrat dans les quartiers Estaing et Saint-Jacques N.D.L.R.) « Nous allons accélérer ces aménagements urbains et la végétalisation de la ville pour tenir l'engagement que les Clermontois puissent avoir un tel lieu à 10 minutes de chez eux. »

Sur l'énergie, la municipalité va poursuivre l'extension des réseaux de chaleur, afin « que les gens puissent avoir une facture énergétique moins importante ». La réhabilitation thermique des bâtiments sera poursuivie. « Sur les 7.000 logements, nous en avons déjà fait 4.500 », a acté le maire, qui fait « de l'écologie dure et pas de l'annonce sur les sapins de Noël. »

La question des mobilités.

Celles-ci vont constituer « le sujet essentiel du mandat ». Olivier Bianchi entend ainsi mettre en œuvre une politique coordonnée avec « une zone à faible émission » et une « zone 30 sur l'ensemble de la ville ». Alors que le plan de déplacement urbain va être mis en place, le plan de circulation générale de Clermont sera entièrement revu. Si le maire prévoit d'accélérer le schéma lié aux mobilités douces (vélo), il attachera une importance toute particulière à la construction des deux lignes de bus à haut niveau de service. « On met 240 millions d'euros sur la table. Elles vont complètement restructurer la ville et permettre de repenser les déplacements urbains à l'échelle de la Métropole. Il faut qu'elles soient en site propre pour l'essentiel. Il faudra aussi réorganiser le réseau de bus qui n'est aujourd'hui plus adapté à la taille et à la démographie du territoire. »

À terme, le maire rappelle que grâce à ces deux nouvelles lignes, tous les outils d'intermodalité seront présents sur le territoire : l'aéroport, la gare routière qui sera finalement installée sous le lycée Jeanne-d'Arc, près de la gare SNCF. « Pour les gens qui habitent à l'extérieur, on va mettre en œuvre des parcs relais qui ne seront pas à 100 m du centre-ville ».

Avec Tous ces travaux, le premier magistrat est sûr d'une chose « : je vais me faire engueuler pendant six ans. Il va y avoir des chantiers et des bouchons », a-t-il prévenu.

Les grands projets.

Le mandat en cours verra la réalisation et/ou l'achèvement de nombreux grands projets comme ceux de l'Hôtel-Dieu et de la Grande bibliothèque ou encore le vaste projet de réhabilitation du quartier Saint-Jean. « On ne bétonne pas. On va reconstruire la ville sur la ville puisque l'on ne s'étend plus sur les terres agricoles. Nous allons réaménager nos friches. »

Les réseaux sociaux.

« On va éviter tous les experts en chambre qui ne connaissent rien à rien mais qui ont un avis sur tout et surtout pas d'avis intelligents. Ces experts en transports, mobilités douces, ces ingénieurs de l'espace public, architectes-experts ou encore spécialistes de la santé, tous ces gens qui avant, affirmaient cela dans le secret de leur bistrot du matin, viennent déverser au quotidien leurs âneries sur les réseaux sociaux. Ils m'épuisent. » (Sic !)

La Capitale européenne de la culture.

Elle sera « le fil rouge » du mandat. Dans une dimension étendue au Massif central. « Nous allons affirmer notre identité de Métropole qui polarise ce territoire », a indiqué le maire qui a écrit à une quinzaine de grands acteurs culturels de Saint-Étienne, Brive, Aurillac ou encore Rodez. « Nous allons les associer à notre candidature. »

Deux urgences à traiter : le train et la sécurité.

La première concerne les liaisons avec Paris. « La plus essentielle pour moi reste la ferroviaire. Elle est dans un état pas possible. C'est notre faiblesse et notre dernier vrai boulet que l'on traîne au pied par rapport aux autres métropoles », a affirmé le maire, avant de rappeler que le problème provient de 30 ans de politiques publiques. « Mais l'on ne peut pas nous promettre des cacahuètes. Il faut entre 2 et 3 milliards d'€ pour cette ligne. On doit stabiliser cette connexion sinon, tout ce que nous faisons n'aura pas de sens car nos entreprises, notre développement touristique et notre image seront entachés. »

Alors qu'il n'a pas voulu « surjouer sur la sécurité » pendant la campagne, le maire s'est voulu transparent sur le problème : « les chiffres de la délinquance montent. On ne peut pas dire le contraire », a-t-il observé, avant de demander plus de moyens à l'État. « Je vais le dire à Darmanin, je lui ai écrit. Je veux avoir un échange avec lui pour que l'on ait une réponse conjointe entre l'État et nous. Nous jouerons notre rôle. Une brigade en soirée ? Nous sommes prêts à y réfléchir et à y aller. Nous mettrons dix postes de policiers municipaux supplémentaires après les dix du premier mandat. »

Le Tour de France.

Après le succès populaire du 12 septembre, Clermont sera à nouveau candidate en 2022 pour recevoir une étape du Tour de France féminin. Mais ce n'est pas tout. « J'ai appelé Christian Prudhomme la semaine dernière. Je veux la montée du puy de Dôme en 2024.« Histoire de célébrer le 60e anniversaire du mythique duel Anquetil-Poulidor. 

La fiscalité.

Dans ce domaine, Olivier Bianchi promet de rester sobre et équilibré. « Sur la Ville, on n'en a pas besoin. Je vais essayer de tenir l'idée que pendant ce mandat, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. » Sur la Métropole en revanche, le président rappelle que les taux pratiqués ici sont inférieurs à ceux des 3/4 des autres métropoles françaises. « Oui, il faudra le faire, au moins une fois. Je ne connais pas encore le montant », a-t-il affirmé, lui qui se veut pragmatique sur le sujet. Alors qu'une augmentation d'impôts était envisageable en 2022, l'épidémie de Covid-19 a changé la donne. « Vu le contexte, avant de prendre toute décision d'augmentation fiscale sur les entreprises, j'ai besoin d'avoir un diagnostic de l'état financier du tissu économique local. »

1 commentaires
  1. JPR_Project, le 24 septembre 2020 à 11:26

    Bonjour, Il est noté : "la gare routière qui sera finalement installée sous le lycée Jeanne-d'Arc" Si vous pouviez mettre un PLAN....où nous donner des indices...parce que je ne vois pas OU ? Merci à vous JPR_Project

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