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Dominique Busson : "nous sommes prêts pour faire une bonne saison de chasse"

15h18 - 08 septembre 2020
Dominique Busson :
Dominique Busson, président de la Fédération des chasseurs du Puy-de-Dôme.

L'ouverture de la chasse a lieu le 13 septembre. A l'orée de cette campagne 2020-2021, le président de la Fédération départementale du Puy-de-Dôme dresse le bilan des derniers mois et évoque l'actualité et les perspectives de la nouvelle saison.

Quel bilan faites-vous de la saison de chasse 2019-2020 dans le Puy-de-Dôme ?

Il a été plus que satisfaisant au niveau des prélèvements. Il y a eu ainsi près de 4.900 sangliers prélevés, 214 cerfs, 133 mouflons, 66 chamois et 7668 chevreuils. Ce fut donc une bonne saison pour le grand gibier, mais également une bonne saison pour le petit gibier, notamment en Limagne nord pour le lièvre.

Avec l'épidémie de Covid-19, vous avez dû vous aussi vous adapter ?

Effectivement, les demandes de permis de chasse se font cette année par Internet. Il y a aussi une ligne téléphonique spécifique (04 73 74 63 57). Trois personnes à la Fédération sont à disposition des chasseurs pour aider ceux qui sont moins à l'aise avec l'informatique. Certains pensent qu'ils ne pourront pas chasser en raison de la crise sanitaire. Mais les chasseurs ne doivent pas avoir d'inquiétudes. La chasse est une activité de pleine nature tout à fait compatible avec l'épidémie de coronavirus. Il faudra simplement bien observer les gestes barrières à l'occasion des battues et des repas de chasse organisés ici ou là dans les cabanes. À ce titre, la Fédération des chasseurs a édité une affiche format A3 rappelant toutes les consignes à respecter par les pratiquants. Si tout le monde est responsable, cela se passera bien. Mais on va chasser, c'est sûr. L'ouverture a déjà eu lieu cet été pour le tir du brocart mais aussi pour le tir d'affût du sanglier avant le 15 août. Cet animal peut d'ailleurs être chassé en battue depuis cette date. L'ouverture (elle a lieu le 13 septembre) reste un moment symbolique attendu par tous les pratiquants.

Comment se présente la nouvelle saison 2020-2021 ?

Elle se présente bien dans la mesure où nous avons eu un printemps favorable à la nidification avec de bonnes conditions météorologiques. Pour la plume, la reproduction des perdrix, des faisans ou encore du pigeon ramier a été favorisée. Le lièvre en Limagne nord se porte bien, même chose pour les cervidés où l'on tend vers une stabilité. Les chasseurs peuvent se rassurer, il y aura de quoi bien chasser. Le fait marquant, c'est que nous avons enregistré moins de dégâts de sangliers, de l'ordre de - 15 %. Je rappelle que l'on travaille en bonne entente avec la Chambre départementale d'agriculture et les agriculteurs pour limiter la progression des populations de sangliers. Au niveau des chasseurs dans le département, nous sommes un peu moins de 12.000 au total. L'an dernier, 60 % d'entre eux ont pris un permis national et 40 % un permis départemental.

Avez-vous continué à travailler sur la sécurité et la biodiversité ?

Nous continuons à implanter des miradors pour les battues, financés par la Région. Nous poursuivons aussi les formations à la sécurité pour les nouveaux présidents des sociétés de chasse. Au niveau de la biodiversité, grâce aux aides de la Région et du Conseil Départemental, nous avons planté plus de 6 km de haies cette année. Nos détracteurs nous reprochent bien des choses. Mais qui entretient les territoires ? Ce sont les chasseurs. Qui gèrent les territoires ? Ce sont encore les chasseurs. Qui gèrent les populations d'animaux ? Ce sont toujours les chasseurs. Nous sommes indispensables à l'agriculture pour réguler la prolifération de certains animaux comme les corvidés (corbeaux), les pigeons ramiers ou les sangliers.

Comment s'établit le plan de chasse cette saison ?

Il sera à peu près identique à celui de l'an dernier. Pour le chevreuil, les attributions de colliers se montent à 8.000 animaux, tandis qu'elles sont stables pour le cerf, le chamois et le mouflon. La nouveauté cette année concerne le sanglier. Son plan de chasse a été transformé en plan de gestion. Il n'y a plus de quotas et il n'y a plus qu'un seul bracelet à 20 euros (le bracelet jeune et le bracelet adulte disparaissent). Cela va permettre de mieux coller à la réalité du terrain et d'amener de la souplesse.

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