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Philippe Chopin, un « homme de l'Intérieur »

10h42 - 01 septembre 2020
Philippe Chopin, un « homme de l'Intérieur »
Philippe Chopin le jour de sa prise de fonction. Après avoir rencontré le maire de Clermont, Olivier Bianchi et le président du Département, Jean-Yves Gouttebel, le nouveau Préfet a accordé un temps à la presse locale.

Le nouveau Préfet du Puy-de-Dôme a pris ses fonctions fin août. Alors qu'il se définit comme « un homme de terrain », de nombreux dossiers attendent cet ancien fonctionnaire du ministère de l'Intérieur au cours des prochains mois.  

Un dépôt de gerbe symbolique au monument aux morts de Clermont-Ferrand et dans la foulée, une rencontre avec la presse départementale pour une première prise de contact. Sans temps mort, le Préfet du Puy-de-Dôme s'est glissé dans son nouveau costume. Et à en juger par sa connaissance des noms de personnalités lors de ses premiers échanges avec les journalistes, le représentant de l'État avait déjà potassé ses dossiers, bien briffé à l'évidence par Christophe Carol, son directeur de cabinet et Béatrice Steffan, la Secrétaire générale de la Préfecture, qui l'accompagnaient lors de la conférence de presse.

Alors que, plus jeune, l'ambition de Philippe Chopin était de « devenir sous-préfet », l'ancien attaché d'administration centrale à ses débuts aura même gravi une marche supplémentaire. Il occupe ici son 4e poste en tant que Préfet après être passé successivement par Saint-Barthélemy/Saint-Martin, la Creuse et les Pyrénées-Orientales.

S'il connaît déjà un peu notre département (il a occupé les fonctions de secrétaire général de la Préfecture du Cantal au début des années 2000), Philippe Chopin s'est dit « heureux d'être ici ». Sa nomination dans le Puy-de-Dôme est pour lui « une belle progression de carrière. »

Âgé de 61 ans, le représentant de l'État se définit avant tout comme un « homme de l'Intérieur », eu égard à son long passé au sein de ce ministère, mais aussi comme un homme de terrain. « Je suis quelqu'un de concret et j'essaye d'être un homme d'action. »

Ce « proche des sapeurs-pompiers » est également considéré par son entourage comme un homme de la sécurité. « Je travaille beaucoup avec les procureurs de la République. » Ses recettes pour être un bon préfet ? « L'adaptabilité et une faculté à résister aux pressions. Il faut avoir de la résilience. »

Le représentant de l'État s'est déjà frotté à ses premiers dossiers, celui du Covid-19 en tête. Il s'est rendu au stade Michelin, avant d'accorder une dérogation à 6.000 spectateurs pour le match amical clermonto-clermontois. Avant d'accorder une jauge à 10.000 spectateurs face à Toulouse pour la première journée de Top 14. Alors que la lourde machine administrative a déjà grippé les rouages de la Foire de Clermont-Cournon et contraint ses dirigeants à renoncer, le Sommet de l'élevage a dû lui aussi jeter l'éponge. La marche pour une jauge à 30.000 visiteurs étant bien trop haute.

Si le Préfet va se pencher rapidement sur le dossier des liaisons aérienne et ferroviaire, il s'occupera également de la sécurité routière - « Les chiffres sont plutôt bons cette année. C'est une cause qui m'intéresse » - sans oublier la sécurité des biens et des personnes. « On va se voir avec le maire de Clermont sur ce sujet. » Selon lui, alors que la délinquance a plutôt été maîtrisée cet été, deux indicateurs ne sont pas bons : les violences faites aux personnes et les cambriolages. « Nous allons agir là-dessus », a promis Philippe Chopin.

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