Clermont-Ferrand 28° C
lundi 13 juillet

3 questions à Olivier Dondain

15h25 - 22 juin 2020
3 questions à Olivier Dondain
O. Dondain : « Nos réseaux ont tenu » (© D. Dalmasso)

Le Délégué régional Auvergne d'Orange dresse le bilan de la crise du Covid-19 chez l'opérateur et évoque le déploiement de la fibre sur la Métropole et le Puy-de-Dôme.

Comment s'est passée la période de confinement pour Orange ?

En tant qu'opérateur d'importance vitale, nous avons mis en place dès les premiers jours un plan de continuité de l'activité. Il fallait à la fois que nos réseaux tiennent, que nos clients, notamment dans le domaine de la santé, puissent poursuivre leur activité et enfin, que nos salariés soient préservés. Pour ces derniers, beaucoup d'entre eux ont été mis en télétravail afin d'assurer le service client et les ventes au téléphone ou par Internet. Une autre partie de nos salariés comme les techniciens sont restés au front afin de rétablir des lignes ou poursuivre le déploiement des réseaux. Pour permettre à nos agents de télétravailler, nous les avons équipés d'ordinateurs portables. En parallèle, nous avons déployé un process spécifique de S.A.V. auprès des hôpitaux et EHPAD.

Au niveau des réseaux, chez Orange, nous augmentons chaque année nos capacités de 40 %. L'évolution naturelle de la technologie nous pousse à faire cela. Nos clients ont de plus en plus besoin d'échanger des données Internet, ils ont des téléphones de plus en plus puissants, les envies de vidéo à la demande se développent, etc. Durant le confinement, les besoins ont augmenté d'un coup, pour tout le monde et tout le temps. Par exemple, nous avons multiplié par 3 l'usage du mobile au niveau de la voix, multiplié par 5 la consommation sur la messagerie WhatsApp, multiplié par 10 les usages de télétravail, fait + 40 % sur l'Internet. Tous nos réseaux ont tenu. Tant mieux. Orange a aussi boosté les capacités d'endroits stratégiques comme les câbles sous-marins qui relient l'Europe aux États-Unis. Il faut savoir qu'une grosse partie des flux internet transitent sur les serveurs de Facebook ou Netflix installés aux USA. Nous avons donc su livrer un service de qualité, aussi bien pour les services traitant les urgences que pour les différents abonnés et les entreprises. Aujourd'hui, nous déroulons notre plan de reprise d'activité qui va s'étaler sur plusieurs mois, même si nous n'avons jamais arrêté celle-ci. Nous avons simplement fermé nos boutiques pendant la durée du confinement. Nos clients ont pu nous joindre par Internet, sur orange.fr, ou par téléphone. Nos 500 boutiques françaises ont réouvert entre le 11 et le 31 mai avec bien sûr la mise en place des gestes barrières et la gestion des flux grâce au développement de la prise de rendez-vous. Naturellement, nos salariés réintègrent progressivement les sites de travail. Orange en Auvergne, c'est environ 1.000 collaborateurs.

Où en êtes-vous du déploiement de la fibre dans le Puy-de-Dôme ?

En ce qui concerne la Métropole clermontoise, la bonne nouvelle, c'est que depuis le mois de mai, les 21 communes disposent de la fibre commercialisée. Les deux dernières communes ouvertes, Aulnat et Nohanent, l'ont été pendant la période de crise sanitaire. Aujourd'hui, plus de 50 % des logements de la Métropole sont éligibles, soit 102.000 logements au total. Durant cette crise, nous avons su produire 5.000 nouvelles prises entre le 1er avril et le 1er juin. Je rappelle que sur le territoire métropolitain, c'est Orange qui investit. Pour le reste du Puy-de-Dôme, l'investissement est réalisé par Auvergne Très Haut Débit. Il s'agit d'un réseau d'initiative public porté par la Région et les conseils départementaux. Mais Orange est ici chargé de déployer les infrastructures. Quand on additionne les deux secteurs, on arrive à 171.000 logements éligibles. Les dernières communes ouvertes sont Beaumont-les-Randan, Charbonnières-les-Varennes ou encore Marsac-en-Livradois.

Que peut-on dire sur la partie téléphonie mobile ?

Nous avons également progressé au cours des derniers mois avec l'ouverture de six nouveaux sites en 4G depuis le début de l'année sur le Puy-de-Dôme, dont Saulzet-le-Froid en mars. Toujours en 2020, nous avons passé 16 sites de 3G en 4G. Il s'agit par exemple d'Égliseneuve-d'Entraigues, Aydat ou encore Paslières, près de Thiers.

0 commentaires
Envoyer un commentaire