Joel O'Keefe (Airbourne) : « Jouer en France c'est un peu comme revenir à la maison »
Le vendredi 17 juillet, le groupe de hard rock australien clôturera la journée au World Festival d'Ambert avec ses riffs de guitare et un show endiablé comme il en a l'habitude. Entretien avec Joel O'Keefe, guitariste et chanteur, véritable showman du groupe.
Quel est votre rapport avec le public français après une tournée de petites salles l'an dernier dont un show à Clermont-Ferrand et un zénith à Paris ?
On est très heureux de revenir en France. C'est comme revenir à la maison. Nos fans sont un peu comme des frères et des sœurs. Ils sont si passionnés, ils adorent le rock'n'roll, ils nous ont manqué. De plus en plus de fans français nous ont rejoints depuis que l'on tourne dans votre pays et c'est un plaisir.
Le World festival d'Ambert est un festival généraliste moins étiqueté hard rock ou metal que le Hellfest par exemple. C'est une façon d'aller chercher un nouveau public ?
Oui c'est très bien. Peu importe où nous jouons, s'ils aiment le rock'n'roll, nous en avons en stock et nous en jouerons pour eux. C'est notre première fois à Ambert et j'espère qu'ils aiment le rock car c'est ce que nous faisons.
Combien de canettes de bière prévues pour le show d'Ambert ?
Autant qu'il faudra...
Prendre du plaisir et en donner au public c'est votre philosophie ?
Oui, absolument, le public nous donne de l'énergie, nous leur en donnons aussi et ainsi de suite et c'est le plus beau cadeau du monde.
Vous allez faire les premières parties des Guns N' Roses en Australie et celle d'Iron Maiden en Angleterre mais aussi jouer dans des endroits plus intimes comme Ambert ou Carcassonne... Comment vous vous préparez à ces deux genres de scènes ?
Vous savez, une scène reste une scène. C'est la même chose. Les fans, le public, la foule sont là pour ce concert, les fans sont là pour vous et pour avoir du rock. Qu'il y ait 1 000 ou 100 000 personnes, peu importe, nous nous donnons pareil, à 100 %. On donne tout pour le show et le public ! C'est une grosse et belle année pour nous avec ces concerts et cette tournée. C'est formidable.
Avec votre dernière chanson vous rendez hommage à Lemmy de Motorhead (Alive after death). De quelle manière a-t-il été important pour vous dans votre carrière ? Vous avez un héritage à conserver ?
Sans Lemmy, Airbourne n'existerait pas. Il a fait tellement pour nous. Et nous écoutions Motorhead bien avant que nous jouions sur scène avec Airbourne et qu'il nous voit à l'œuvre. Il nous a donné des conseils, il nous a dit de rester nous-mêmes. Lemmy, c'est le rock'n'roll. C'est le vrai rock'n'roll. Même s'il est décédé, il est toujours là avec nous. Cette chanson est aussi pour Ozzy (Osbourne). Tous les deux étaient de très bons amis (Lemmy de Motorhead apparaît dans un clip du groupe, « Runnin' Wild » N.D.L.R.).
Le 28 août vous sortez enfin votre nouvel album ! Cela a été long pour les fans depuis 2019. Pourquoi ? Êtes-vous aussi impatients que vos fans ?
Oui, c'est vrai, nous avons fait attendre tout le monde beaucoup trop longtemps. C'est top de revenir avec un album. Cela nous a pris du temps mais nous avons mis toute notre énergie et tout notre cœur dedans. On a beaucoup écrit, on cherchait un peu la perfection puis une année, la tournée a mis la création de l'album en pause. Cela nous a permis de finaliser certaines paroles de chansons et c'était bien. Mais comme je le dis dans la lettre à Lemmy, c'est l'album le plus génial que nous ayons fait, avec une équipe de production au top. Le son rock australien est vraiment brut et authentique. Nous avons déjà sorti trois nouveaux titres et nous devrions en jouer de nouveaux cet été et à Ambert.
Qu'est-ce que cela fait de jouer et de partager cette aventure avec son frère ? (Ryan, à la batterie).
C'est super. Cela fait maintenant de longues années que le groupe existe et nous sommes toujours là. Cela se passe bien. Et certains membres de notre équipe sont là depuis plus de dix ans avec nous, même plus. C'est cool.
Pour finir, si vous aviez des conseils à donner à des jeunes qui débutent le rock'n'roll, quels seraient-ils ?
J'ai commencé à jouer de la guitare à l'école primaire puis au collège. Quand tu commences, tu aimes ça et un jour, c'est parti, tu joues devant des gens, tu montes sur scène. Et il faut tout donner. Je ne sais pas pour les autres genres de musique mais si c'est du rock'n'roll, vas-y à fond, rock dur, peu importe combien de personnes il y a, même s'il n'y a personne, joue comme si ta vie en dépendait. Cela peut être fun. Si le public aime ça, tant mieux. Mais si tu fais une erreur, tu fais une erreur. Mais continue, si tu casses une corde, continue, ne t'arrête pas et donne tout sur scène.
Places sur festival-ambert.fr



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