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« Arthur Conan Doyle et Jules Verne ont la même passion pour nourrir l'esprit du public »

17h37 - 30 avril 2026 - par Info Clermont Métropole
« Arthur Conan Doyle et Jules Verne ont la même passion pour nourrir l'esprit du public »
Quand Arthur Conan Doyle et Jules Verne défient le crime ! - © Stéphane Audran

Les Théâtrales de Clermont-Ferrand présentent « Les aventuriers de minuit » à la Maison de la Culture le 13 mai. Entretien avec Ludovic Laroche, comédien et co-metteur en scène de cette pièce trépidante où ces deux grands auteurs défient le crime.

Après Le cercle de Whitechapel, Les voyageurs du crime et L'heure des assassins, vous revenez avec une nouvelle pièce aux ingrédients savoureux pour le public qui aime les enquêtes policières ?

Oui, on pourrait appeler cela une quadrilogie fort du succès des trois premiers opus. Cela a commencé par Le cercle de Whitechapel avec un fil conducteur : les histoires sont toujours indépendantes avec une fin à chaque fois mais le lien c'est à la fois des enquêtes différentes et en fil rouge Arthur Conan Doyle. Dans le quatrième opus, à la différence des trois premiers, nous ne sommes plus dans un huis clos, plus dans l'enfermement et les héros vont voyager. Pas avec n'importe qui puisqu'Arthur Conan Doyle va faire la connaissance de Jules Verne. C'est l'histoire de cette rencontre. Qui dit Jules Verne dit voyages et cela devient une comédie policière d'aventures ou une comédie d'aventures policières. On a le tout, avec beaucoup de scénographie assez intense en décors avec pas moins de 15 lieux différents. Cela va de la lande écossaise à des grottes, du château aux quais londoniens jusqu'à un tableau final surprenant. Il y a beaucoup d'intensité et d'action contrairement aux trois premiers volets. On essaye à chaque fois de faire évoluer les situations.

Les spectateurs sont pris dans cette histoire ?

Nous sommes très heureux car le spectacle a démarré cet automne et à l'instar des autres, cela est un vrai succès. La saison prochaine cela fera 10 ans de quadrilogie, 10 ans que je joue dans ces pièces, autour d'Arthur Conan Doyle et le plaisir est toujours intact.

Dans cette pièce vous mettez en péril Sherlock Holmes, le héros d'Arthur Conan Doyle ?

Oui mais c'est une histoire vraie. Arthur Conan Doyle en avait tellement assez de ce personnage. Il se rêvait plus grand romancier qu'il ne l'était peut-être. Arthur Conan Doyle était un très bon romancier, ces œuvres sont très bien écrites, plus fournies que celles d'Agatha Christie. Il se rêvait en sorte de Walter Scott, l'auteur d'Ivanhoé, à qui il rendait hommage il y a longtemps mais qui écrivait des romans de chevalerie... Et on en est très loin. Donc il n'a qu'une idée en tête, c'est de se débarrasser de son personnage et il va y parvenir. Et se faire critiquer par ses fans. On est en 1893.

Et il rencontre un autre monument de la littérature, Jules Verne ?

Arthur Conan Doyle a toujours été admiratif de la littérature de Jules Verne, plus âgé que lui. Ils ont la même passion pour nourrir l'esprit du jeune public. Comme Alexandre Dumas. Ce qui fait que ces romans sont devenus très populaires. C'est ce qui fait leur lien. Au début de la pièce, il doit aller à une commémoration, il doit remettre une médaille à Jules Verne qui revient de France où il est un peu en disgrâce... Donc il part 3 semaines. Et Arthur Conan Doyle est, lui, un peu pressé car une jeune femme arrive et lui demande de l'aide car son frère est accusé d'un meurtre... en preux chevalier, Arthur Conan Doyle va tenter de le sauver dans une sorte de contre-la-montre. Il embarque Jules Verne dans cette aventure et malgré son âge, il ne sera pas un poids... On retrouve dans cette pièce tous les ressorts de la comédie, du suspense et de l'aventure. On est à mi-chemin entre l'œuvre d'Arthur Conan Doyle et de Jules Verne, on retrouve un peu du Chien des Baskerville et même du Voyage au centre de la terre. Ils voyagent jusqu'en Écosse et ont le temps de faire plein de choses.

C'est donc un très bon moment à vivre au théâtre et cela permet peut-être aussi de se plonger ou de se replonger dans les œuvres de ces deux grands auteurs ?

C'est vrai, comme dans les précédents chapitres, on nous dit que cela donne envie de se replonger dans ces aventures-là. On sent qu'il y a un vrai engouement pour ce type d'histoires. Pour le policier. Il suffit de regarder depuis des années dans les romans, la littérature ou dans les séries et le cinéma, il y a énormément de demande. Les gens sont fascinés par le crime. Nous sommes très heureux de jouer cette pièce. Il y a un plaisir communicatif.

Le mercredi 13 mai à 20 h 30 à La Maison de la culture de Clermont-Ferrand. Places de 15 à 58 euros sur www.arachnee-concerts.com

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