Baptiste Ventadour : "J'ai plus de liberté par rapport au premier album et plus d'autonomie aussi"
Son nouveau titre « Les Rivières de sel » marque le grand retour de Baptiste Ventadour. C'est le premier single d'un nouvel album à venir fin 2026 pour ce chanteur à la voix si singulière et aux textes subtils.
On vous avait quitté à Europavox en 2024 sur scène avec le groupe Dionysos. Qu'est-ce que vous devenez depuis ?
Dionysos ce sont des copains et ils m'avaient invité pour chanter Song for a Jedi. Depuis j'ai fait beaucoup de concerts, 150-200 en deux ans, c'était assez speed et en même temps j'écrivais entre mes concerts et les premières parties que j'ai faites. J'ai pris vraiment le temps d'écrire plein de chansons pour en sélectionner une bonne douzaine pour mon prochain album. En 2024, j'ai fait la première partie de toutes les dates de la tournée de Claudio Capéo et beaucoup de dates avec Dionysos aussi. Il faut des sorties pour tourner et c'est un moment où je n'avais pas envie de sortir des chansons car je n'étais pas sûr d'en avoir des bonnes. Toutes les bonnes en tout cas. Et c'était trop bien de faire des premières parties car j'ai besoin de faire des concerts. J'ai fait l'ouverture de Félix Radu au Trianon fin mars et j'ai quelques dates prévues (voir ci-dessous).
Tout ça après votre album Pour la beauté du geste ?
Oui c'était mon premier album. Et après j'ai sorti trois singles dont l'Autoroute avec Zélie. Cette chanson a d'ailleurs fait un beau chemin depuis. C'est une superbe chanteuse. Et le 13 mars dernier, j'ai sorti Les rivières de sel, le premier extrait de mon prochain album. J'ai 12 ou 13 chansons vraiment finies. J'écris tous les jours. J'ai plus de liberté par rapport au premier album et plus d'autonomie aussi. J'écris, je compose et j'arrange tout pratiquement.
Claudio Capéo et Dionysos c'est formateur entre l'instrumental plus parolier et un groupe électrique...
J'ai l'impression de me situer un peu entre les deux en fait. Dionysos, c'est le groupe rock que j'écoutais avec Nirvana quand j'étais ado et en même temps, avec mon expérience de la rue, je me suis rapproché aussi de cette famille-là, portée sur les paroles et interprétation avec un truc un peu plus « cassé » dans la voix et les paroles. Mon truc c'est l'acoustique, la folk et pour mon prochain album, j'ai envie de l'enrober un peu plus avec des choses plus électriques ou électroniques. Ce sera un peu plus « rock ». Mais ce qui compte c'est vraiment la chanson. On peut la faire de plein de manières. Francis Cabrel m'avait dit quand je l'ai rencontré : « une bonne chanson c'est une chanson en guitare-voix ou piano voix. » Une chanson « à poil » en fait. Si la chanson ne se suffit pas à elle-même quand je la joue, je ne la garde pas. Les textes sont très importants pour mettre un peu de poésie sur le réel, dans une époque où on en a besoin. Pour essayer en tout cas de rêver un peu le réel.
Comment travaillez-vous pour ce dernier album ?
On va sortir petit à petit les singles de cet album qui sortira en fin d'année ou début 2027. J'ai encore du travail même si tout est fait. Je bosse jusqu'au dernier moment, je suis toujours dans la recherche. Et vu que je fais la majorité des arrangements cela prend du temps. J'ai un atelier sur Clermont-Ferrand où je fais mes arrangements. Les premières chansons, on les a faites avec un compositeur et arrangeur qui s'appelle Darko (Animal triste) qui se situe entre la chanson et le rock. Il a travaillé sur tous les albums de Julien Doré mais aussi avec Marc Lavoine ou Juliette Armanet. J'avais besoin d'une vision rock de la chanson.
La première chanson parle de rupture ? Quelle sera la saveur de cet album ?
C'est du vécu mais l'album va parler plus de notre monde actuel. Notre époque est particulière, je n'ai pas l'impression qu'il y ait eu d'époque récente où on était autant au pied du mur. Avec une sensation de fin du monde mais en même temps il faut garder espoir. On ne va pas se laisser abattre. À travers ça, on peut parler de beaucoup de choses : d'amour, du temps qui passe et d'urgence de vivre. « Les rivières de sel » parle de ça. De toutes les choses que l'on garde de bien aussi quand on se sépare.
Le 21 mai à La Coopérative de mai en 1re partie Des yeux d'la tête puis le 29 juillet au festival Les Guinguettes flottantes au lac des Fades. Facebook et Instagram.



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