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Antoine Darbois de "Remettre Clermont en ordre", RN : "le temps de la remise en ordre est venu"

16h33 - 09 mars 2026 - par Info Clermont Métropole
Antoine Darbois de
Sécurité, urbanisme, finances, circulation… Antoine Darbois (ici au centre), du Rassemblement national, veut remettre de l'ordre. - © Communication RN 63

Les dimanches 15 et 22 mars, les Clermontois sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau maire. Entretiens avec les 6 candidats. Aujourd'hui, Antoine Darbois de "Remettre Clermont en ordre" du Rassemblement national.

Comment se passe cette campagne ?

La campagne se déroule bien avec un accueil positif. Sur le plan municipal, le Rassemblement National n'a pas eu une présence très importante mais je pense que le mécontentement dans la ville est tel que nos propositions reçoivent une bonne écoute et un bel intérêt.

Pouvez-vous nous présenter votre liste ?

C'est une liste de gens expérimentés pour la plupart. Nous avons quelques jeunes étudiants. Nous respectons le principe de parité et nous avons une moyenne d'âge de 55 ans ce qui est dans la moyenne. Nous avons certains retraités qui apportent leur expérience que nous mettons en "queue" de liste. Nous mettons en tête de liste des profils qui sont en activité et dans tous les secteurs de l'industrie, du commerce, de la santé, de l'administration, de la justice… Une liste avec beaucoup de compétences, des gens pragmatiques prêts à servir les Clermontois.

Qu'est-ce que vous avez de Clermontois en vous ?

Je suis un Clermontois d'adoption. Je ne suis pas né ici mais j'y suis arrivé à l'âge de 25 ans. Je terminais mes études et mon service militaire. Et je suis arrivé un beau matin de janvier, en 1980, à Clermont, pour démarrer comme jeune ingénieur de production chez Michelin. J'ai passé 4 à 5 ans chez Michelin au début des années 80, les années noires pour l'entreprise avec plusieurs plans sociaux. J'avais 30 ans et je ne voulais pas devenir un spécialiste en gestion de plans sociaux. J'ai changé et j'ai rejoint le groupe Pechiney qui dans un premier temps m'a envoyé ailleurs en France et surtout à l'étranger. J'ai vécu 10 ans aux États-Unis. Ensuite, Pechiney m'a fait revenir à Clermont-Ferrand pour diriger les activités de chaudronnerie aéronautique avec en particulier la fonderie d'Ussel. Et pour diriger une entreprise commune entre Pechiney et Michelin pour faire des roues de poids lourds en aluminium. Ensuite Pechiney m'a renvoyé vers d'autres horizons. Je suis revenu ici à Clermont en 2010 et j'y ai fini ma vie industrielle. J'ai travaillé toute ma vie dans l'industrie chimique. J'ai travaillé de 2010 à 2022 au Biopôle Clermont Limagne qui est plein de start-up prometteuse dans le domaine de la chimie verte. J'ai passé beaucoup de temps à travailler sur la transition écologique dans le domaine de l'industrie.

Quels sont les lieux que vous aimez, qu'est-ce qui vous rend fier d'être clermontois ?

J'aime beaucoup la nature de Clermont. Je suis un passionné d'Histoire et j'aime les deux centres-villes, le plateau central autour de la cathédrale et Montferrand, autour de sa vieille ville. J'ai eu la chance de pouvoir élever mes cinq enfants dans les années 90-2000 quand Clermont-Ferrand avait une qualité de vie exceptionnelle pour les familles dans un milieu sportif et naturel, culturel et associatif. C'était une ville très vivante dans laquelle on pouvait habiter en confiance. Nous avons perdu ce niveau de confiance, d'animation dans le Clermont d'aujourd'hui. Je ne me résous pas à laisser à mes enfants et petits enfants une ville dans l'état où elle est.

Justement, notre question : qu'est-ce qui vous déplaît ici ?

Je ne reconnais plus ma ville. Il y a un tel niveau d'insécurité notamment lié au narcotrafic, un tel niveau de désordre dans l'urbanisme, je pense au projet InspiRe qui a été mené en dépit du bon sens. On voit bien que la fin des travaux ne résout en rien les problèmes de circulation causés par ces travaux. L'exemple que je reprends souvent : InspiRe vise à empêcher les petites voitures de rentrer dans le centre-ville mais dans le même moment, Olivier Bianchi a conservé la gare routière Place des Salins donc on continue à encourager les gros bus à venir en centre-ville. Pour moi c'est une absurdité.

Quel serait votre projet pour la ville ?

La ligne de base, c'est remettre de l'ordre. Car il y a un tel désordre qu'avant d'envisager dépenser des sommes élevées pour de grands projets pharaoniques, il faut d'abord remettre de l'ordre. Olivier Bianchi a mené de grands projets pharaoniques comme le grand stade, la bibliothèque, InspiRe ou La Comédie. Cela conduit à un surendettement qui va être difficilement supportable. Donc le temps de la remise en ordre est venu. Elle porte sur la sécurité bien sûr avec un plan d'action pour redonner de vrais moyens à la Police municipale, ne pas la garder simplement dans un rôle de gestion de la tranquillité mais aussi dans un rôle de la sécurité en liaison avec la police nationale.

Le 2e axe de remise en ordre sera sur l'urbanisme. On va arrêter les grands projets comme celui de la Place Delille. On va se mettre en mode pause et on va se concentrer sur des investissements à court terme réellement attendus par les habitants de Clermont-Ferrand. Surtout, on corrigera les inconvénients d'InspiRe. L'objectif global de réduire la place de la voiture en ville, il faut le garder mais ce sont les modalités qu'il va falloir adapter. Il y a un plan de la circulation qu'il va falloir revoir, avec des axes complètement perturbés, je pense à la rue de l'Oradou, à l'avenue Edmond Bergougnan, au boulevard Saint-Jean… il y a des zones où l'on ne circule plus, il va falloir desserrer l'étau et redonner de la souplesse au plan de circulation.

Le 3e axe portera sur les finances. On va remettre de la rigueur dans la gestion de la ville. Diminuer les dépenses professionnelles au niveau de la communication de manière à ne pas augmenter les dépenses de fonctionnement pendant toute la durée de la mandature. Notre objectif est de maîtriser nos dépenses de fonctionnement pour privilégier l'investissement.
Enfin, le 4e point. Au niveau du social, il y a eu un rapport très sévère de la Cour des comptes sur le Centre communal d'action sociale. À la fois la dérive financière et l'absence de vision claire au plan stratégique. Donc nous apporterons une vision claire tout en ayant une gestion financière rigoureuse.

Si vous n'êtes pas au 2e tour, que ferez-vous ?

Je n'envisage pas de ne pas être au 2e tour. En 2014, le Rassemblement national était au 2e tour. En 2020, la crise Covid a modifié la donne, il y a eu une forte abstention, nous n'étions pas au 2e. Mais dans des conditions normales aujourd'hui, je n'imagine pas que nous fassions un score plus bas qu'en 2014.

LA LISTE : M. Antoine DARBOIS, Mme Alexandra PARET, M. Bernard DIMOYAT, Mme Priscilla RAIS, M. Patrick ROESCH, Mme Mathilde CLAUSS, M. Stephane THUEL, Mme Jehanne DUCLOS, M. Julien GOUTTEFANGEAS, Mme Marlène PANCRACIO, M. Thomas RONDEPIERRE, Mme Mina ESCUDERO, M. Stephane CAPEL, Mme Concepcion GRINAN LOPEZ, M. Axel GIBAUD, Mme Tina NAVARON, M. Jean-Pierre FELIX, Mme Elisabeth GENUYT, M. Anthony LAMPRE, Mme Pierrette GAUFFIER, M. Claude BONNEFOY, Mme Sylvie FOURNELLE, M. Bernard LEROY, Mme Louise DALMAS, M. Arnaud VISCONTINI, Mme Marie BEAUD, M. Jerôme JOGUET, Mme Marcelle DE SERNA, M. Franck SOULFOUR, Mme Fabienne COUZON, M. Brice BELLINGARD, Mme Nicole BELLEUX, M. Robert REQUENA, Mme Denise DUSUEL, M. Aymerick MAURIACOUX, Mme Paulette CHALOPIN, M. Georges LAMIRAND, Mme Micheline REVARDEAU, M. Gregory LARPIN, Mme Suzanne PICHARD, M. Simon PACCOU, Mme Caroline DE LA TULLAYE, M. Jean-Marc LAPEIRE, Mme Claudine BLAMPIED, M. Alain GIRAUD, Mme Gabrielle D'ESTREES, M. Alain MOREAU, Mme Marie SOBANSKI, M. Honoré OSSOHOU, Mme Geneviève CHASSAING, M. Arnaud PHILIPPE, Mme Colette MATHIEU, M. Alain AUGER, Mme Sabrina LAPEIRE, M. Daniel ROCHE, Mme Michelle PIRAT-EPAILLY, M. Christophe TEYSSOT.

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